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en Flandre. 3 91
fe mirent en bataille derrière des charrettes ; Sc tandisque les troupes qui venaient fe formaient fans pré-cipitation , d’autres mousquetaires s’emparaient desmaisons voisines, pour protéger par leur feu ceuxqui étaient dans la rue : on donnait des otages depart 8c d’autre : le conseil de ville s’aísemblait : ondéputait vers le roi : tout cela fe fêlait fans qu’il yeût rien de pillé, fans confusion , fans faire de fautesd’aucune espèce. Le roi fit la garnison prisonnière deguerre 8c entra dans Valenciennes étonné d’en êtrele maître. La singularité de faction a engagé à entrerdans ce détail.
II eut encore la gloire de prendre Gand en quatrejours 8c Ypres en sept. Voilà ce qu’il fit par lui-même. Ses succès furent encore plus grands par sesgénéraux.
Du côté de f Allemagne , le maréchal duc de Luxem-bourg laissa d’abord, à la vérité, prendre Philipsbourgà fa vue, essayant en vain de la secourir avec unearmée de cinquante mille hommes. Le général quiprit Philipsbourg était Charles V, nouveau duc deLorraine, héritier de son oncle Charles IV 8c dépouillécomme lui de ses Etats. II avait toutes les qualitésde son malheureux oncle, fans en avoir les défauts.II commanda long-temps les armées de 1 Empire avecgloire : mais malgré la prise de Philipsbourg, 8c quoi-qu’il fût à la tête de soixante mille combattans , il neput jamais rentrer dans ses Etats. En vain il mit furses étendards, aut nunc, aut nunquam , ou maintenantou jamais.
Le maréchal de Créqui racheté de fa prison 8cdevenu plus prudent par fa défaite de Confarbruck,
B b 4
9 mars1678.
25 n.ars.
Scptenbre
1676.