394 Progrès et grandeur
9 février1675.
S janvier1676.
Mort deRìiytcr.
12 mars1676.
le duc de Vivonne arrive avec sept vaisseaux de guerrede soixante pièces de canon , deux de quatre-vingts8c plusieurs brûlots ; il bat la flotte ennemie , 8crentre victorieux dans Messine.
L’Espagne est obligée d’implorer, pour la défensede la Sicile , les Hollandais ses anciens ennemis ,qu’on regardait toujours comme les maîtres de lamer. Ruyter vient à son secours du fond du Zuiderzée,passe le détroit, 8c joint à vingt vaisseaux espagnolsvingt-trois grands vaisseaux de guerre.
Alors les Français qui, joints avec les Anglais,n’avaient pu battre les flottes de Hollande, l’em-portèrent seuls fur les Hollandais 8c les Espagnolsréunis. Le duc de Vivonne , obligé de rester dansMessine pour contenir le peuple déjà mécontent deses défenseurs , laissa donner cette bataille par Du-Quêne , lieutenant-général des armées navales, hommeaussi singulier que Ruyter , parvenu comme lui aucommandement par son seul mérite , mais n'ayantencore jamais commandé d’armée navale , 8c plussignalé jusqu’à ce moment dans l’art d un armateurque dans celui d’un général. Mais quiconque a legénie de son art 8c du commandement passe bienvite 8c sans effort du petit au grand. Du-Quêne semontra grand général de mer contre Ruyter. C’étaitl’être que de remporter sur cet hollandais un faibleavantage. II livra encore une seconde bataille navaleaux deux flottes ennemies près d’Agouste. Ruyter,blessé dans cette bataille, y termina fa glorieuse vie.C’est un des hommes dont la mémoire est encoredans la plus grande vénération en Hollande. 11 avaitcommencé par être valet 8c mousse de vaisseau ; il