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Tome vingtieme.
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3 g 6 Progrès et grandeur

qui venait d’épouser sa nièce. Déplus la gloire acquise8 avril en Sicile coûtait trop de trésors. Enfin les Françaisl6?8 ’ évacuèrent Mcífine , dans le temps qu’on croyaitqu ils se rendraient maîtres de toute l’île. On blâmabeaucoup Louis XIV d'avoir fait dans cette guerredes entreprises qu'il ne soutint pas , d’avoir aban-donné Mefifine , ainfi que la Hollande , après desvictoires inutiles.

Cependant c’était être bien redoutable den’avoird’autre malheur que de ne pas conserver toutes sesconquêtes. II pressait ses ennemis d’un bout del’Europe à l’autre. La guerre de Sicile lui avait coûtébeaucoup moins qu'à l'Espagne épuisée & battue entous lieux. II suscitait encore de nouveaux ennemisà la maison d’Autriche. II fomentait les troubles deHongrie; 8c ses ambassadeurs à la Porte ottomanela pressaient de porter la guerre dans l'Allemagne,dû t-il envoyer encore par bienséance quelque secourscontre les T ures, appelés par fa politique. II accablaitseul tous ses ennemis. Car alors la Suède, son uniquealliée, ne lésait qu’une guerre malheureuse contresélecteur de Brandebourg. Cet électeur, père du pre-mier roi de Prusse, commençait à donner à son paysune considération qui s’eft bien augmentée depuis :il enlevait alors la Poméranie aux Suédois.

, Négociations II est remarquable que dans le cours de cette guerrec paix. n ^ eut p re fq ue toujours des conférences ouvertespour la paix; d’abord à Cologne, par la médiationinutile de la Suède ; ensuite à Nimègue, par celle del’Angleterre. La médiation anglaise fut une cérémoniepresqu’aussi vaine que savait été s arbitrage du papeau traité d’Aix-la-Chapelle. Louis XIV fut en effet 1c