de Louis XIV. 40g
d'aider la branche allemande, prête à succomber: ilvoulait pour prix de son inaction qu’on le satisfît furplusieurs points équivoques du traité de Nimègue,
8c principalement fur ce bailliage d’Alost qu’on avaitoublié d’insérer dans le traité. II fit lever le blocusde Luxembourg en 1682, fans attendre qu’on lesatisfit, 8c il s’abstint de toute hostilité une annéeentière. Cette générosité se démentit enfin pendant lesiège de Vienne. Le conseil d’Espagne, au lieu del’apaiscr , l’aigrit ; 8c Louis XIV reprit les armes dansles Pays-Bas , précisément lorsque Vienne était prêtede succomber : c’était au commencement de sep-tembre ; mais contre toute attente Vienne fut délivrée.
La présomption du grand-visir, sa mollesse, sonmépris brutal pour les chrétiens, son ignorance, salenteur le perdirent : il fallait l’excès de toutes cesfautes pour que Vienne ne fût pas prise. Le roi dePologne Jean Sobicski eut le temps d’arriver ; 8c avec Turc*le secours du duc de Lorraine, il n’eut qu’à se pré-senter devant la multitude ottomane pour la mettre l68 j.en déroute. L’empereur revint dans fa capitale avecla douleur de savoir quittée. II y rentra lorsque sonlibérateur sortait de séglise ( 20) où l’on avait chantéle Te Deum , 8c où le prédicateur avait pris pour sontexte: II fut un homme envoyé de Dieu nommé Jean. (y)
Vous avez déjà vu que le pape Pie V avait appliqué
( 20 ) Léopoïd ne vit Sobíefbi qu’à cheval 8c cn pleine campagne. IIavait délibéré sur l’étiquette qu'il devait observer avec son libérateur ; 8:ayant assemblé son conseil, il demanda comment un empereur devait rece-voir un roi électif : A bras ouverts , s'il a sauvé V Empire , répondit le ducde Lorraine. II fut le seul de son avis.
[y ) Voyez VEjsaisur les vueurs