roi d’Angleterre. 41 9
îi’avait bien voulu souffrir qu’on le fìt catholique,lui la fin de sa vie , que par complaisance pour íesmaîtresses 8c pour Ion frère : il n’avait en effetd’autre religion qu’uli pur déisme. Son extrêmeindifférence sur toutes les disputes qui partagent leshommes n’avait pas peu contribué à le faire régnerpaisiblement en Angleterre. Jacques, au contraire,attaché depuis fa jeunesse à la communion romainepar persuasion , joignait à sa créance l’esprit de parti8c de zèle. S’il eût été mahométan , ou de la religionde Confucius , les Anglais n’cussent jamais troubléson règne ; mais il avait formé le dessein de rétablirdans son royaume (z) le catholicisme, regardé avechorreur par ces royalistes-républicains , comme la
(z) On trouve dans la compilation des mémoires de Maintenon, autom. III, chap. IV , intitulé du roi ò* de la reine <s Angleterre , un tissuétrange de faulletés. 11 y est dit que les jurisconsultes proposèrent cettequestion : Un peuple a-t-il le droit de Je révolter contre P autorité qui veut lejorcer à croire t Ce fut précisément ìe contraire. On s’opposa en Angle-terre à la tolérance du roi pour la communion romaine. On agita cettequestion : Si le roi pouvait dispenser du Jcrment du tejl ceux qu'il admettaituux emplois ?
Le même auteur dit que le pape Innocent XI donna au princed’Orange deux cents mille ducats pour aller détruire la religion catho-lique en Angleterre»
Le même auteur, avec la même témérité, prétend qu 'Innocent XI fit diredes milliers de messes pour 1 heureux succès du prince d’Orange. II estreconnu que ce pape favorisa la ligue d’Augsbourg ; mais il ne lit jamaisde démarches si ridicules 8c si contraires aux bienséances de fa dignité.L’envoyè d’Efpagne à la Haye fit des prières publiques pour l’heureuxsuccès de la Hotte hollandaise. M. d'Avaux le manda aù roi.
Le même auteur fait entendre que le comte d'Avaux corrompait desmembres de l’Etat; il fe trompe, c’est le comte à'Ejlrade. II se trompeencore fur le temps ; csetait virígt-quatre aris auparavant. Voyez la lettrede M. d 'Estrade á M. de Lionne ^ da 17 septembre 1665.
Le même auteur ose citer l’évêque But net, 8c lui fait dire, poufexprimer uu vice du prince d’Orange , que ce prince n'aimait que Us portesde derrière* II 11’y a pas un mot dans toute Thistoire de Burnet , qui ait le
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