par Guillaume III. 421
,, en Angleterre. ,, Le pape Innocent XI n’espéraitrien des entreprises de Jacques, 8c refusait constam-ment un chapeau de cardinal, que ce roi demandaitpour son confesseur le jésuite Peters. Ce jésuite étaitun intrigant impétueux qui, dévoré de l’ambitiond’être cardinal & primat d’Angleterre, poussait sonmaître au précipice. Les principales têtes de l’Etatse réunirent en secret contre les desseins du roi. Usdéputèrent vers le prince d’Orange. Leur conspira-tion fut tramée avec une prudence 8c un secret quiendormirent la confiance de la cour.
{aa) Le prince d’Orange équipa une flotte quidevait porter quatorze à quinze mille hommes. Ceprince n’était rien autre chose qu’un particulierillustre , qui jouissait à peine de cinq cents milleflorins de rente; mais telle était fa politique heureuseque l’argent, la flotte, les cœurs des Etats-Générauxétaient à lui. 11 était roi véritablement en Hollandepar fa conduite habile , 8c Jacques cessait de l’être enAngleterre par fa précipitation. On publia d’abordque cet armement était destiné contre la France. Lesecret fut gardé par plus de deux cents personnes.Barillon ambassadeur de France à Londres, hommede plaisir, plus instruit des intrigues des maîtressesde Jacques que de celles de l’Europe, fut trompé le
(aa) L’auteur des mémoires de Mainicnon avance que le princed’Orange, voyant que les Etats-Généraux refusaient des fonds, entra dansrassemblée, 8c dit ces mots : M ejjieurs^ il y aura guerre au printemps pro-chain; b je demande qu* on enregistre cette prédiâion* 11 cite le comte tVAvaux.
II dit que ce ministre pénétrait toutes les mesures du prince d’Orange.II est difficile d’entasser plus mal plus de faussetés. Ees neuf mille matelotsétaient prêts dès i’an 1687. Le comte d'Âvaux ne dit pas un mot duprétendu discours du prince d’Orange. II ne soupçonna le dessein dece prince que le q o mai 16SS. Vovez sa lettre au roi du 20 mai.
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Lc jésuitePeters .
Armementpublic deGuillaumecontrcj Uicqueslans queJacques lelâche.