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Tome vingtieme.
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44° Guerres

jusque-là n’avaient blâmé que son ambition enl’admirant , crièrent alors contre fa dureté 8c blâ-mèrent même fa politique. Car si les ennemis avaientpénétré dans ses Etats , comme lui chez les ennemis,ils eussent mis ses villes en cendres.

Ce danger était à craindre : Louis , en couvrantses frontières de cent mille soldats , avait appris àT Allemagne à faire de pareils efforts. Cette contrée,plus peuplée que la France , peut auíïì fournir deplus grandes armées. On les lève , on les assemble ,on les paie plus difficilement : elles paraissent plustard en campagne ; mais la discipline , la patiencedans les fatigues , les rendent fur la fin d’une cam-pagne aussi redoutables que les Français le font aucommencement. Le duc de Lorraine Charles V lescommandait. Ce prince, toujours dépouillé de sonEtat par Louis XIV, ne pouvant y rentrer, avaitconservé l'Empire à l’empereur Léopold : il savaitrendu vainqueur des Turcs 8c des Hongrois. II vint,avec sélecteur de Brandebourg, balancer la fortunedu roi de France. II reprit Bonn 8c Mayence, très-mal fortifiées, mais défendues d’une manière quifut regardée comme un modèle de défense de2 oaobre places. Bonn ne se rendit qu’au bout de trois moisS89 ‘ ,8c demi de siège, après que le baron d'Asfeld , qui

y commandait, eut été blessé à mort dans un assautgénéral.

Le marquis d 'Uxelles , depuis maréchal de France,1 un des hommes les plus sages 8c les plus prévoyait s,fit, pour défendre Mayence, des dispositions si bienentendues que fa garnison n’était presque pointfatiguée en servant beaucoup. Outre les soins qu’il