456 Louis XIV jusqu’a 1697.
La France Indesperd Pundi-ehéri.
1.695-
Dépréda-tions enAmérique.
que celle de Pondichéri , formée par lesfoins de Colbert avec des dépenses immenses , dontle fruit ne pouvait être recueilli qu’au bout de plu-sieurs années. Les Hollandais s’en saisirent aisément,8c ruinèrent aux Indes le commerce de la France àpeine établi.
Les Anglais détruisirent les plantations de laFrance à S c Domingue. Un armateur de Brest ravageacelles qu’ils avaient à Gambie dans l’Afrique. Lesarmateurs de S 1 Malo portèrent le fer 8c le feu àTerre-Neuve fur la côte orientale qu’ils possédaient.Leur île de la Jamaïque fut insultée par les escadresfrançaises , leurs vaisseaux pris 8c brûlés , leurs côtessaccagées.
Pointis chef d’efcadre, à la tête de plusieurs vais-seaux du roi 8c de quelques corsaires de l’Amérique,Mai 1697. âlH surprendre, auprès de la ligne , la ville de Car-thagène, magasin 8c entrepôt des trésors que l’Efpagnctire du Mexique. Le dommage qu’il y causa futestimé vingt millions de nos livres , Sc le gain dixmillions. II y a toujours quelque chose à rabattrede ces calculs, mais rien des calamités extrêmes quecausent ces expéditions glorieuses.
Les vaisseaux marchands de Hollande 8c d’Angle-terre étaient tous les jours la proie des armateursde France, 8c surtout de Du-Gué Trouin, hommeïVróT inique en son genre , auquel il ne manquait que degrandes flottes , pour avoir la réputation de Dragutou de Barberoujfe.
Jean Bart se fit aussi une grande réputation parmiles corsaires. De simple matelot il devint enfin chefd’escadre, ainsi que Du-Gué Trouin. Leurs noms fontencore illustres.