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Tome vingtieme.
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490 PARALLELE DE LOUIS XIV, SCC.

8c réparant en peu de temps ses défaites à Steinkerque,à Nervinde ; auíïì fier que Louis XIV, mais de cettefierté triste 8c mélancolique qui rebute plus qu'elleimpose. Si les beaux arts fleurirent en France par lefoin de son roi, ils furent négligés en Angleterre ,où l’on ne connut plus qu’une politique dure 8cinquiète, conforme au génie du prince.

Ceux qui estiment plus le mérite d’avoir défendufa patrie, 8c l’avantage d’avoir acquis un royaumefans aucun droit de la nature, de s’y être maintenufans être aimé , d’avoir gouverné souverainement laHollande sans la subjuguer, d’avoir été l’ame 8c lechef de la moitié de l’Europe, d’avoir eu les ressourcesd’un général 8c la valeur d'un soldat , de n’avoirjamais persécuté personne pour la religion , d’avoirméprisé toutes les superstitions des hommes, d’avoirété simple 8c modeste dans ses mœurs ; ceux-là fansdoute donneront le nom de grand à Guillaume plutôtqu’à Louis. Ceux qui font plus touchés des plaisirs8c de l’éclat dune cour brillante, de la magnificence,de la protection donnée aux arts , du zèle pour lebien public, de la passion pour la gloire , du talentde régner; qui font plus frappés de cette hauteur,avec laquelle des ministres 8c des généraux ont ajoutédes provinces à la France fur un ordre de leur roi ;qui s’étonnent davantage d’avoir vu un seul Etatrésister à tant de puissances ; ceux qui estiment plusun roi de France qui fait donner l Eípagne à sonpetit-fils qu’un gendre qui détrône son beau-père ;enfin ceux qui admirent davantage le protecteur quele persécuteur du roi Jacques, ceux-là donneront aLouis XIV la préférence-.