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Tome vingtieme.
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506 Duc de Savoie.

marches, de passages de rivières , de petits combatssouvent aussi inutiles que meurtriers , de bataillessanglantes où les deux partis s’attribuaient la vic-

15 août toire : telle fut celle de Luzara , pour laquelle les

I70S - Te Dertm surent chantés à Vienne Sc à Paris. Vendômeétait vainqueur, toutes les fois qu’il n’avait pas àfaire au prince Eugène en personne : mais, dès qu’ille retrouvait en tête, la France n’avait plus aucunavantage.

Duc de Sa- Au milieu de ces combats, Sc des sièges de tant deìa°Franc°e mre àâteaux 8c de petites villes, des nouvelles secrètesJanv. 1703. arrivent à Versailles , que le duc de Savoie, petit-fils d’une sœur de Louis XIII, beau-père du duc deBourgogne, beau-père de Philippe V, va quitter lesBourbons Sc marchande l’appui de l’empereur. Toutle monde est surpris qu’il abandonne à la fois sesdeux gendres, 8c même, à ce qu’on croit, ses véri-tables intérêts. Mais l’empereur lui promettait toutce que ses gendres lui avaient refusé , le Montferrat-Mantouan, Alexandrie, Valence, les pays entre lePô 8c le Tanaro , 8c plus d’argent que la France nelui en donnait. Cet argent devait être fourni parF Angleterre ; car l’empereur en avait à peine poursoudoyer ses armées. L’Angleterre , la plus riche desalliés , contribuait plus qu’eux tous pour la causecommune. Si le duc de Savoie consulta peu les loisdes nations 8c celles de la nature, c’est une questionde morale, laquelle se mêle peu de la conduite dessouverains. C événement seul a fait voir à la finqu’il ne manqua pas , au moins dans son traité ,aux lois de la politique : mais il y manqua dansun autre point bien essentiel ; ce fut en laissant les