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Tome vingtieme.
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524 Bataille d’Hochstet.

trouve posté décide de tout. Ils ne pouvaient sortisdes rues étroites d’un village, pour se mettre d’eux-mêmes en ordre de bataille devant une armée victo-rieuse , qui les eût à chaque instant accablés par unplus grand front, par son artillerie 8c par les canonsmême de l’armée vaincue, qui étaient déjà au pouvoirdu vainqueur. L’officier-général qui devait les com-mander, le marquis de Clairambault , fils du maréchalde Clairambault, courut pour demander les ordres aumaréchal de Tallart : il apprend qu’il est pris : ilne voit que des fuyards : il fuit avec eux, 8c va senoyer dans le Danube.

Sivières brigadier, qui était posté dans ce village,tente alors un coup hardi : il crie aux officiersd’Artois 8c de Provence de marcher avec lui : plu-sieurs officiers même des autres régimens y accourent;ils fondent fur l'ennemi, comme on fait une sortied’une place assiégée ; mais après la sortie , il fautrentrer dans la place. Un de ces officiers , nommédes-JVonvilles , revint à cheval un moment après dansle village avec milord Orknay du nom d’ Hamìlton. Ejl-ce un anglais prisonnier que vous nous amena ? lui direntles officiers en l’entourant. Non , Messieurs, je fuisprisonnier moi-même , ò je viens vous dire qu il n"y a dautreparti pour vous que de vous rendre prisonniers de guerre.Voilà le comte d'Orknay qui vous offrela capitulation. Toutesces vieilles bandes frémirent ; Navarre déchira 8centerra ses drapeaux : mais enfin il fallut plier fous lanécessité ; 8c cette armée fe rendit fans combattre.Milord Orknay m’a dit que ce corps de troupes nepouvait faire autrement dans fa situation gênée.L’Europe fut étonnée que les meilleures troupes