528 Marlborough et Villars.
t’arcinduc Les Français avaient donc encore des barrières enP X “cmp^- Allemagne. La Flandre, ou commandait le maréchalmir^, va à de Villeroi délivré de fa prison , n’était pas entamée.
En Espagne , le roi Philippe V 8c l’archiduc Charlesattendaient tous deux la couronne ; le premier de lapuissance de son grand-père , 8c de la bonne volontéde la plupart des Espagnols ; le second, du secoursdes Anglais 8c des partisans qu’il avait en Catalogne8c en Arragon. Cet archiduc, depuis empereur, 8calors second fils de l’empereur Léopold, n’ayant rienque ce titre , était allé fur la fin de 1703, presquesans fuite, à Londres implorer l’appui de la reineAnne.
PtiiíTans se- Alors parut toute la puissance des Anglais. Cetterouis que r . > , ., r
l’Angieterre nation, ii etrangere dans cette querelle, íourmt au
lui donne. p r i nce autrichien deux cents vaisseaux de transport,
trente vaisseaux de guerre joints à dix vaisseaux
hollandais , neuf mille hommes de troupes , 8c de
l’argent pour aller conquérir un royaume. Mais cette
supériorité que donnent le pouvoir 8c les bienfaits
n’empêchait pas que l’empereur, dans fa lettre à la
reine Anne , présentée par l'archiduc, ne refusât à
cette souveraine sa bienfaitrice le titre de Majejlé :
on ne la traitait que de Sérénité, (J) selon le style de
la cour de Vienne , que l’usage seul pouvait justifier,
8c que la raison a fait changer depuis , quand la fierté
a plié fous la nécessité.
(f) Reboulet dit que la chancellerie allemande donnait aux rois letitre de àilc^iion^ mais c’est celui des électeurs.
Fin du tome premier.
TABLE