DES PA YS-BAS. 2!
Adrien van de Werf, Bourguemestrede la Ville, fit paroître en cette con-joncture une constance & un courageadmirable. Se voyant excité par quel-ques habitants à se rendre, il leur dit:Mes amis , puisque je dois mourir ,il ne m'importe que ce soit par vousou par Vennemi. Mettez mon corpsen pieces , & partagez-le entre vous.Je mourrai content , fi ma mort vouspeut être utile. On fit pendant le siégéune espece de monnoie de papier, dontil se trouve encore des pieces chez lescurieux, avec ces Inscriptions; IIL oLIBERTATIS ERGO; PUGNO PROP A T RI A.
Vers le mois d’Octobre, lorsque lesassiégés étoient fur le point de se ren-dre, on leur fit savoir, parle moyende quelques pigeons, qu’on vouloit lessecourir. On les lâchoit vers la Villeavec de petits tuyaux à leurs pattes,qui rcnfermoient des lettres , & ongarde encore aujourd’hui ces pigeonsembaumés, dans la Maison-de-Ville,pour une mémoire perpétuelle. Enfin,le 3 Octobre, les digues de la Meuse& de l’Isiel ayant été percées, LouisBoifot, Amiral de Zélande, y fit entrer
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