La IIayk.
90 LES DELICESd’Utrecht , baptisa ces enfants , don-nant le nom de Jean aux garçons, &celui d’Elisabeth aux filles. Ils mouru-rent tous le même jour avec leur mere,
& furent mis dans un même tombeau.
Ce fur un châtiment de Dieu fur cette fComtefiè, parce que non-feulement elleavoit refusé saumoné à une femme quiavoit à son col deux petits enfants ju-meaux , mais qu’elle lui avoit reprochéque ce n’étoit pas le fait d’un seul hom-me. La pauvre femme outrée de cetteinjure, souhaita à la Comteflb autantd’enflmts qu’il y avoit de jours dans Tan-née, ce qui ne manqua pas d’arriver. *
* Plusieurs Auteurs rapportent des Histoiressemblables. Surius fait mention d’une Dame deProvence, nommée Irmentrude, femme d’Ifem-bard, Comte d’Altorf, qui étant accouchée dedouze garçons, en voulut faire jetter onze dansla riviere : il ajoute qu’Ifembard ayant rencon-tré la femme qui les portoit, lui demanda cequ’elle avoit dans son panier; que la femme ré-pondit que c’étoient de petits chiens qu’elle al-loit noyer ; qu’Ifembard voulut les voir , &qu’ayant découvert la chose, il prit les enfants,les fit élever, & les présenta tous onze vivantsà fa femme, lorfqu’ils furent devenus grands. Y
En mémoire de cela, dit l’Histoire, cette fa-mille prit le nom de Welfe, qui signifie en Alle-mand un jeune chien, & qu’elle garde encore.
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