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4 (1813) Pièces des années 1810, 1811, et 1812 / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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I*

Ce contré-ami-ral peut, objecter'que s’il avait rire plutôt^-les bâtimens anglais auraient eux-mêmes réviré pour se ral-lier. Il y a effectivement apparence qu’ils se seraient repliés ;néanmoins, du moment où il était décidé que l’ennemi l’au-rait joint et forcé au combat, il n’y avait plus à balancer; ilfallait que le contre-amiral Dumanoir montrât à son escadreet aux Anglais , de la résolution et de l’audace : si l’ennemiavait eu la présomption d’attendre, la chance pouvait êtreheureuse.

En résumé, le conseil d’enquête estime que tfe contre-atni»’ raî Dupianoir a eu tort.

1°. De n’âvoir pas viré de bord dès sept heures et demie dumatin ; au moment où lui-même l’a proposé au capitaine duvaisseau le Mont Blanc , qui acquiesça à cette manœuvre etl’appuya de son avis, et d’en avoir annullé l’exécution peu detems après l’avoir ordonnée;

2°. De s’être laissé, pendant plus de quatre heures, chasseret canonner par les frégates de force qui attaquaient ses vais-seaux avec trop d’avantage3 par ta poupe, au lieu de faire com-battre ces mêmes frégates bord: à bord par les meilleurs mar-cheurs de son escadre ;

3°. De n’avoir viré de Bord que sous le feu des vaisseauxennemis, lorsqu’ils avaient déjà attaqué sa queue.

Enfin le coutre-amirài Dumanoisa marqué trop d’indécisiond'ans toutes manœuvres.

Quant à la défense des vaisseaux, le conseil estime, qu’on n’aque des éloges à donner à la bravoure constante des capitaines,officiers et équipages.

L’état où étaient les vaisseaux dès avant le combat, exigeaitconstamment une partie des hommes pour le service des pom-pes. Dans cette situation, la division ne pouvait avoir l’espoir’de résister à des forces supérieures qui se composaient dequatre vaisseaux et de quatre frégates de premier rang, et quiîle sortaient point, comme elle, d’essuyer un combat. OnVoit qu’elle a soutenu cette nouvelle action, pendant quatreheures et demie, presque toujours à portée de fusil, et ne s’estrendue que démâtée de ses principaux mâts.

Fait à Paris , le 29 Décembre, 1809.

(Signé) Le comte de Fleukieu,

Le comte Bougainville.

Le vice-amiral Thevenard,

Le vice-amiral Rosily .

Renvoyé au ministre de la marine, pour faire exécuter le?lois de l’empire.

Au palais des Thuileries, ce 3 Janvier, 1810.

(Signé) Napoléon ,

Par l’empereur,

Le ministre secrétaire d’état,

(Signé) II. B, duc de Bassani.