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4 (1813) Pièces des années 1810, 1811, et 1812 / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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Votre majesté a trouvé les moyens de subvenir aux frais de

cette immensité de travaux, sans rien prendre sur ce qui était *nécessaire pour les approvisionnemens que la prévoyance coni-^mande. Le matériel d'artillerie a augmenté chaque année : jplus de 800 mille fusils neufs remplissent les arsenaux, iodé- jpendamment des fusils étrangers que le sort des combats a mis Jdans nos mains ; et votre majesté possède 40 mille pièces de »canon avec toutes les munitions nécessaires. d

Ces soins divers qui s’étendent à toutes les parties du plusvaste Empire du monde, n’ont pas distrait votre majesté de sa asollicitude paternelle pour les îrabitans de sa capitale. Les §magasins d’abondance que votre majesté a voulu entretenir à ;Paris , n’ont jamais été mieux approvisionnés ; et la subsistance ^de cette grande ville est assurée pour plusieurs mois, dans lecas oh des années de disette rendraient rare et difficile la sub -sistance du peuple. Votre majesté ne sera pas surprise d'en-fendre son ministre des finances lui parler d’objets qui, au pre- ;mier coup-d’œil pourraient paraître étrangers à son ministère : jelle sait que, directement où indirectement, tout se rattache £aux finances, et que la bonne situation du trésor deviendrait ;elle-même une véritable calamité pour l’état, si, pour accroître ,ses moyens, les chemins avaient été négligés, les canaux dété- 1riorés, les ports encombrés, les arsenaux vidés, les travaux desfortifications abandonnés, les magasins d’abondance et d’ap- ;provisionnement dégarnis. Ce n’est donc que lorsque toutesces parties sont dans un état prospère, que l’abondance du .trésor peut être considérée comme un élément de puissance;et certes, la situation des finances n’a été telle qu’elle est*au-jourd’hui, sous ces divers rapports, à aucune époque de notrehistoire. La France offre l’exemple unique, parmi les grandsétats, d’une recette de plus de 800 millions, qui se fait régu-lièrement, sans qu’il soit besoin d’avoir recours à aucun signefictif; et l'on sait qu'un bon système mpnqétaire est une baseessentielle de la stabilité des gouvernemens : car il n’y a pointde véritable garantie pour la propriété, là où il existe un papiermonnaie. Aussi est-ce sur la bonne administration de la for»tune publique comme sur la fidélité du signe qui représente ,toutes les valeurs que votre majesté a constamment fondé le ;bonheur de son peuple, la gloire de sa couronne, et la solidité |(de sa monarchie. j

CHAPITRE I.

Pe l’exercice an 14, 180G,

Par le compte des finances de l’année dernière, la recette de

pet exercice avait été portée à la somme de 902,148,190 francs-Elle a éprouvé depuis une légère diminution, dont la cause estexpliquée par une note particulière sur l’état ci-joint, et s’est