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4 (1813) Pièces des années 1810, 1811, et 1812 / extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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20 Décembre.

majesté Fempereur est arrivée à Paris , hier à onze heures> demie du soir. Elle a reçu ies princes grands-dignitaires,8 ministres et les grands officiers.

Le duc de Cadore a prêté serment entre les mains de S. M.Qualité de ministre secrétaire d’état par intérim, à la placej 1 ? c omte Daru, qui reste jusqu’à nouvel ordre à i’armee,

comte Daru , qui reste jusqu’à nouvel ordre4 'sant les fon étions d’intendant-général.

. M. a chargé l’évêque de Nantes , un de ses aumôniers,e ^administration de sa chapelle en l’absence du grand-^on.er.

21 Décembre.

Aujourd’hui, dimanche, 20 Décembre 1812, à raidi, l’em-pteur étant sur son trône, entouré des princes grands di'gnî-* lr es, des cardinaux, des ministres, des grands officiers, desj> ra mis aigles de la légion d’honneur et des officiers de service. 8 S. M., a reçu le sénat, qui a été conduit à cette audience{ 4r Un maître et un aide des cérémonies, introduit par S. Exc.J S r and-maître, et présenté par S. A. S. le prince vice grandOeteur; S. Exc. M. le comte de Lacépède, président, a* , ° rt é la parole en ces termes':

“ Sire,

Le sénat s’empresse de présenter au pied du trône deM. 1. et R., l’hommage de ses félicitations sur l’heureuse6vée de V. M. au milieu de ses peuples.

^ ‘ L’absence de V. M. sire, est toujours une calamité na-0t iale, sa présence est un bienfait qui remplit de joie et deOfiance tout le peuple français.

, “ V. M. I. et R. a posé toutes les bases de Forganisation6 son vaste empire ; mais il lui reste encore bien des objets àJjpsolider ou à terminer, et le moindre retard dans le cornplé-^«Ut de nos institutions est un malheur national.

. “ Pendant que V. M. sire, était à 800 lieues de sa capitale,, a tête de ses armées victorieuses, des hommes échappés desP’sons où votre clémence impériale les avait soustraits à laj, 0rt , méritée par leurs crimes passés, ont voulu troubler( j 0f dre publie dans cette grande cité. Ils ont porté la peinee leur8 nouveaux attentats.

‘‘ Heureuse la France , sire, que sa constitution mo., ar ehiqu e met à l’abri des effets funestes des discordes civiles,^ es haines sanglantes que les partis enfantent, et des désordre»ti ° rr ibles q ue les révolutions entraînent !

. ‘ Le sénat, premier conseil de l’empereur, et dont l’auto»Ie n’existe que lorsque le monarque la réclame et la met en