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Tome second.
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PFEFFERS.

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ce qui mimporte en ce moment, cest décrirecomme je sens, cest de soulager mon âme, enlaissant courir ma plume.

De Ragaz , nous avions laissé notre légerbagage à la garde de lhôte, lun des officierséchappés au massacre du i o août, nous prî-mes , sous la conduite de son fils, la route duvillage de. Valenz , situé dans la montagne,deux lieues au-dessus de la rive gauche de laT aminci. La première moitié de cette route estpresque continuellement frayée sur le bordde la sombre et profonde gorge coule cetorrent impétueux, et dune roideur et duneâpreté fatigantes. Des érables et des hêtresclair-semés sur un sol pierreux nous offraientmoins un abri contre les rayons ardens du so-leil, quun appui souvent nécessaire contre lavue du précipice qui souvrait à nos côtés. Lesdéchiremens affreux des rochers, sur le hautdesquels semblaient suspendus, détage enétage, les chalets de la montagne opposée,nous remplissaient à chaque pas dune émo-tion difficile à exprimer; et notre vue, bor-née jusqualors autour de nous par des objetstristes et sévères, ne ségarait guère au delàde létroit sentier que nous gravissions avecpeine.

Arrivés sur le dos de la montagne , nous