PFEFFERS.
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ce qui m’importe en ce moment, c’est d’écrirecomme je sens, c’est de soulager mon âme, enlaissant courir ma plume.
De Ragaz , où nous avions laissé notre légerbagage à la garde de l’hôte, l’un des officierséchappés au massacre du i o août, nous prî-mes , sous la conduite de son fils, la route duvillage de. Valenz , situé dans la montagne,deux lieues au-dessus de la rive gauche de laT aminci. La première moitié de cette route estpresque continuellement frayée sur le bordde la sombre et profonde gorge où coule cetorrent impétueux, et d’une roideur et d’uneâpreté fatigantes. Des érables et des hêtresclair-semés sur un sol pierreux nous offraientmoins un abri contre les rayons ardens du so-leil, qu’un appui souvent nécessaire contre lavue du précipice qui s’ouvrait à nos côtés. Lesdéchiremens affreux des rochers, sur le hautdesquels semblaient suspendus, d’étage enétage, les chalets de la montagne opposée,nous remplissaient à chaque pas d’une émo-tion difficile à exprimer; et notre vue, bor-née jusqu’alors autour de nous par des objetstristes et sévères, ne s’égarait guère au delàde l’étroit sentier que nous gravissions avecpeine.
Arrivés sur le dos de la montagne , nous