f.HAPITUE PREMIER.
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<[uand Saint-Cyr leur dit: « Restez assis, l’ennemi» n’est pas plus nombreux que vous; attendez qu’il» soit à dix pas. » Cet ordre fut exécuté par le ba-taillon du régiment de Perche qui se trouvait enpremière ligne d’un bataillon de Royal-Roussillon;l’un et l’autre composant avec quelques chasseursà cheval ce petit corps de llanqueurs.
Cet ordre de bataille, pour attendre une chargeennemie, parut piquant et excita la gaîté de cettetroupe; la musique du régiment, sans qu’on le luicommande, exécute un air qui J’excite encore plus.L’ennemi alors s’arrête court, à demi-portée defusil, ne sachant ce que cela veut dire; il paraitcraindre d’étre tombé dans une embuscade. A l’airbouffon, que je ne veux point rapporter, la musiquefait succéder celui : Allons , enfants de la patrie....Aussitôt d’un mouvement spontané nos soldatssont debout et s’élancent à leur tour à la course surl’ennemi, malgré les efforts de Saint-Cyr qui vou-lait en retenir au moins une partie, pour servir deréserve aux autres ou protéger leur retraite, encas qu’ils s’y vissent forcés. Ils poursuivirent l’en-nemi pendant une lieue, ne lui laissant pas letemps de regarder en arrière. Dans la soirée, Mo-reaux ordonna de retourner dans les positions quel’on avait quittées, et il exigea que la retraite s’o-pérât pendant la nuit, malgré les mauvais chemins