CHAPITRE PREMIER.
Il
qiies jours après par le général autrichien Beaulieu.
Vers le milieu du mois de mai, tout était dis-posé pour l’ouverture de la campagne sur les deuxrevers de la chaîne des Vosges ; les armées du nordavaient déjà commencé de sérieuses hostilités etlivré plusieurs combats.
Le 21 mai, Jourdan emmenant avec lui cinquantemille hommes des plus belles troupes de l’arméede la Moselle, partit des environs d’Arlon , pourse porter sur la Sambre vers Charleroy , et concou-rir aux efforts des armées des Ardennes et duJNord ( 1 ). Ce puissant renfort ne pouvait manquerd’amener des succès dans cette partie; mais illaissait exposé à de grands revers ce qui restaitdes armées du Rhin et de la Moselle , disséminésur une aussi grande étendue de terrain, au mo-ment où les ennemis allaient reprendre l’offensivesur elles. Jourdan avait remis à Moreaux le com-mandement de ce qu’il laissait de troupes, depuisLongwy jusqu’à Kaiserslautern. Elles consistaienten trois divisions faibles, composées en partie des
(>) Peu de lemps après, ces cinquante raille hommes réu-nis a l’armée des Ardennes, formèrent l’armée de Sambrc-el-Meuse sous les ordres du général Jourdan. Lestrois divi-sions qui restaient de celle de la Moselle , furent alors en-tièrement détachées de son commandement, el durent, sousles ordres de Moreaux, lier leurs opérations avec celles del’armée du Ilhin.