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CAMPAGNE DE 1791.
pagne, en raison de la grande supériorité des forcesqui lui étaient opposées. Alors Jourdaneùt étéoldigéde revenir bien vite sur la Moselle et la Sarre, cequi n’evlt pas manqué d’amener dans le nord desrésultats différents de ceux que la présence de l’ar-mée de ce général a fait obtenir.
Nous avons vu par le rapport de Carnot au comitéde salut public [2], sur lequel fut arrêté le plan gé-néral de la campagne, que les armées de la Moselle et du Rhin furent sacrifiées à la volonté qu'on avaitd’obtenir des succès marquants dans le nord, aumoyen des grands renforts tirés de ces armées. Icicommencent les développements de ce système quipouvait avoir de graves inconvénients, si l’ennemil’avait combattu avec plus d’adresse ; mais d’aprèsce que nous avons vu entreprendre aux générauxennemis, il est probable qu’ils n’ont jamais sentitout ce que leur supériorité leur permettait de tentersur nos frontières de l’est.
Nous avons déjà parlé de l’étendue qu’occupaientles trois faibles divisions de l’armée de la Mosellerépandues depuis Longwy jusqu’au delà de Kaisers-lautern; elles formaient un cordon si mince qu’uncorps ennemi de quatre bataillons et quelques esca-drons aurait pu le forcer partout; mais le pointde Kaiserslautern se trouvant le plus avancé, lemaréchal Müllendorf le choisit de préférence pour