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L’INFIRMIER.
rbi non est millier, ingcmiscit œger.
C'est le cœur de la femme qui approche de plus près le mortelmu prises avec la douleur; c'est sa main qui le touche avec plusfie douceur. Percy et Lacrent.
oyez-vous là-bas, au fond d’une salle étroite, longue,bordée de lits de fer aux rideaux peu étoffés, mais blancs,et que surmonte une croix de bois; voyez-vous ce petithomme qui glisse bien plus qu’il ne marche, avec sessavates, sur le carreau ciré, luisant comme le parquetd’un salon? 11 paraît et disparaît : le voila! ne le voilaplus! C’est qu’il va de ruelle en ruelle demandant desnouvelles et donnant le bonjour... savez-vous à quoi?A des numéros; car l’homme dont il s'agit n’a pas desemblables dans le lieu où nous le trouvons : il y a lui, et puis un, deux, trois,
'IKatrp, cinq, s i x , e i c
sommes-nous donc? Nous sommes où vont les artisans infirmes, les commcr-honnêtes, les rentiers confiants, les serviteurs fidèles d'une dynastie déchue,^dévouements désintéressés, les vertus intègres et les talents modestes; nous sommesn arrivent jamais les philanthropes brevetés... à l’hôpital!
U maintenant parlez-nous de cet homme que nous avons aperçu tout à l’heure.
. ~ Ce Par goût, par vocation, par pénitence, qu’il s’est consacré à vivre au seinr ® s Maladies et. de l’infection? Aurions-nous devant les yeux quelque disciple géné-^ Ux de la sensible mère Agnès, ou de Gérard de Provence; quelque chevalierca° r SPlla,ier de Sain Hean, du Sépulcre, du Mont-Carmel ou de Saint-Lazare? Non ;r 11 n’est pas équipé à la fois pour secourir et pour combattre , pour assister les
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