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Tome second.
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LE GENDARME.

l y a des gens qui méprisent encore les gendarmes.iVlélions-nous en général de ces gens-là, ils doiventpriser les voleurs, le vol est trop commun pour êtrepiquant, le gendarme arrête trop de voleurs pour êtreridicule. Il vaut mieux prendre un filou qu’un mou-choir. A trompeur, trompeur et demi. Nous neramasserons pas, quant à nous, des quolibets quisiéraient après tout à' Cartouche et à Lacenaire .

' C’est donc là qu'on en est venu ! Nous avonsabattu l’édifice et nous ne voulons pasque cette pierret'este debout. Nous n’avons laissé que ruines, ces ruines nous portent ombrage. Dieu"°«s semblait trop grand, nousavons nié Dieu ; les rois paraissaient trop hauts, nous'es avons détrônés ; la noblesse nous dépassait de la tête, nous la lui avons coupée ; lennnfessionual nous faisait honte, nousl’a vons profané; le gibet nous faisait peur, nous' allons renverser ; il ne restait plus qu’un homme pour guider, punir, protéger ; nousavons déshonoré cet homme; il restait—le gendarme : — nous avons ri du gendarme.

Lîîet petit qui remontre une grande cause! Le gendarme n’est pas seulement lesoldat des pouvoirs qui passent, il est celui delà justice qui reste. C’est la dernièrelimite qui nous sépare du désordre, l’esprit de révolte ne s’y est pas arrête ; c’est la•'ornière digue qui retient le crime, l’esprit de révolte l’a voulu rompre; il a con-l°ndu la loi et la tyrannie, la morale et la politique : il se rencontre ici avec les cri-minels. En voyant où il va, nous voyons d’où il vient. L’autorité veut le bien dans lasociété, la révolte ne le veut pas; l’autorité se sert du gendarme, la révolte s’eul't’end au gendarme : ce long différend est jugé.

Mais cet homme mort, insensés, que vous restera-t-il, que va-t-il arriver? Vousn. 7

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