LL PO K T K.
Eu labricant de romances réunit en lui le poèteùlégiaque, le poète nébuleux et le poète intime.H est auteur du Chant dn pâtre, de Ma Cliau-tttlère, du Chasseur tyrolien, de la Fleur des’hamps, de la Brise du soir, de Toujours toi,'le (/est toi (pie j’ai rêvée, et d'une foule de bar-'"•rolles sur les gondoles et les farandoles. Bien( l u ü soit obligé de se plier au caprice du musi-Clen , il s’attribue exclusivement le succès de leur"aivre commune.
" Connaissez-vous ma dernière romance?
Je l’ai entendu chanter; l’air est délicieux,b’air n’est rien ; ce sont les paroles qui lui‘tonnent un certain relief: je m’adresserai désor-
mais à
un autre compositeur.
Ce musicien parle différemment.
" Connaissez-vous ma dernière romance ?
~~ Elle est charmante.
Vous me flattez; il est vrai qu’elle a réussi, malgré des paroles détestables.01 anavant j'aurai soin de me pourvoir d’un autre poète. »
^ Quelle différence entre le faiseur de romances et son collègue le chansonnier .)r| s de l’ancien Caveau et du Caveau moderne, président de goguette, membre
de la société du Gymnase Lyrique, conservateurdes la farulondaine, des Ion lan la landerirelte,et autres vieilleries du théâtre de la Foire. Lechansonnier descend le fleuve de la vie en l’é-gayant par des flonflons. Le chant est sa languenaturelle, et, quand il parle comme tout le monde,il déroge à ses habitudes. Sa présence anime lesbanquets ; il accompagne chaque service d’un re-frain , et bénit l’ingénieux faïencier qui ima-gina le premier de graver des couplets sur les as-siettes.
« Silence, mesdames et messieurs! je vais vouschanter l’éloge du champagne ; ayez la bonté dem’accorder un moment d’attention ! Je porterai
un
1er
toast
a la lin de chaque couplet, et honnis soient les rétarda (aires qui ne me
aie, )t pas raison. Premier couplet!..
Am de la Hèrércnce.
Au champagne il faut consacrerUne chansonnette légère,
Je consens à le célébrer,
Mais d'abord emplissez mon verre.