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* a Première voiture qui passe, il monte derrière cette voiture, et une fois l'a, rien nepeut l’eu [ a i re jéguerpir, ni les coups, ni les menaces. Cette voiture est à lui, cesc *‘evaux sont à lui ; il les excite de la voix et du geste ; seulement il trouve qu’ils ne,011 t pas assez vite, et il se promet Lien de ne pas garder longtemps son cocher.
telle est celte vie, ou plutôt tel est cet admirable vagabondage d’un enfant de°uze ans à travers la vie parisienne . Comme vous le voyez , c’est là le plus singu-cr mélange de vices et de vertus, de qualités et de défauts, d’insouciance et deco urage, de ruse et de naïveté, de toutes les vertus opposées et de tous les vicescontraires qui se puissent rencontrer sous le soleil. Cet enfant, ou si vous aimezai| eux ; cet homme ainsi fait, résume en entier ce qu’on appelle l’esprit français : in-^Pendance indomptée, noble cœur, mauvaise tète, gai visage, malice sans fiel,u *sse éblouissante et ébouriffée ; tous les instincts généreux, l’intelligence la plusIl r< ‘ le , le regard le plus fin, la vanité la plus charmante; tel est le gamin de Paris .
. 11 es t pas le produit des siècles, comme aussi il n’est pas le produit de l’éducation ;^ est "é avant les siècles, il est né de lui-même et par lui-même; il ne procède que< e 'ui seul, et l’histoire dont il a fait partie a passé sur sa jeune tête sans la tou-l^ ler > sans la courber. Tel il est aujourd'hui, et tel il était au commencement de^ monarchie française. C’est surtout de cet enfant qu’on pourrait dire ce quePoléou disait des vieux Bourbons : « 11 n’a rien appris, il n’a rien oublié, il ai sans rien prendre et sans rien laisser de sa toison , à travers toutes les révo-10 ns et toutes les tempêtes. » Gamin sous l’empereur Charlemagne, gamin sous le!j 01 ’muis XI, gamin sous François I er , sous Louis XIV, sous Louis XV, sous Louis XVI ,ne s’est jamais inquiété ni des rois qui commandaient, ni des lois auxquelles ilait obéir, ni des gloires qu’on voulait lui imposer; il n’a jamais été ni catholiquem Protestant, ni jésuite, ni janséniste; il a toujours été révolutionnaire, révolulion-llnl i C n °u par principes, mais par sentiment; non pas pour son ambition person-
nelie
! mais pour son plaisir ; et parce que cela l’amuse de bouleverser ainsi
e chose autour de soi. Il n’a jamais flatté aucun pouvoir, il n’a jamais obéi à°nne; avec lui on ne peut compter sur rien, pas même sur l’enthousiasme.
l out.
l'crsibe k
I . mneune, il n’en a pas; do la reconnaissance, il n’en a pas non plus. Donnez-'aac' n ^ CU ’ '* vous * a ' t * a grimace; refusez-lui cinq centimes, il vous fera la gri-e - Jamais personne, et même les plus grands politiques, n’ont pu trouver unl'oi' ° rlf’nipter, de dominer, de réfréner cet indomptable petit bonhomme : lane lui fait rien, ni la peur; la gloire seulement y peut quelque chose, maisjl re faut-il bien que ce soit quelques-unes de ces gloires sans conteste el commeles paraît rarement dans le monde; ainsi est-il fait. Les politiques, non plus queIui Pr ^ tres , 11011 pb's que les soldats, non pins que les orateurs, le préfet de polices’H n’y peut rien ; je crois même que le bon Dieu, oui, le bon Dieu lui-même,v °ulait s’en donner la peine , ne pourrait pas extirper ce lichen !l'our B 116 I e monde aura une fin, et il faut bien le croire, ne fut-ce que
i°tir I ? 1SSUrer ^ Bibliothèque royale, qui s’encombre chaque jour. Quand ce dernierbj e <u ™onde arrivera, le chaos s'abattra sur la nature entière et reprendra son011 disant: « Ceci est à moi. » Seulement, de toutes ces villes renversées, deh. 22