Band 
Tome second.
Seite
222
JPEG-Download
 

222

f/INVALl l)K.

— « Ce que vous voyez après, les jambes crochues et ledos rond, en uniforme et en bonnet de coton, c’est lecaporal d’inspection qui se rend à ses fonctions.

— « Quel est de ce remue-ménage? quel est de ce ta-page ? Ab ! c’est l'heure du déjeuner... McH-méla géné-ral de vieilles machines humaines qui marchent aussibravement à la table qu’autrefois elles marchaient aufeu...

— « Qu’est-ce que je vois l'a-bas, dans une brouette àperfection? Ab ! c’est un glorieux débris de l’Kx...! quia perdu les deux ja ubes et les deux bras... Il jouit par-faitement de son tronçon... Qu’apercevois-je à sescôtés? Une jolie petite demoiselle qu’elle a l’cfildoux comme un velours et les manières d’uneperruche.. Ah! elle le vient de le faire boire, 1°tronçon... Y a des cancannnnts qui disent quec'est sa tille. C'est vrai, enfoncée l’autre de l’ a11 "cienne qui nourrissait de sou sein son p a P acomme un moutard. Notre petite invalide estbien plus forte, elle nourrit son papa de vin , soninnocence ne lui permettant pas de l’allaiter—

« Que revois-je, grand Dieu ! i\u'apercerevois-je. .. le triomphe de la chirurgie. ■

l’invalide à la tête d’argent! C’est le fameux grenadierqui venait d’avoir la tête emportée par un bouletrie canon, au moment où il remerciait son empe-reur qui lui donnait la croix de la Légion-d’flon-neur, pour un trait de courage et de valeur. Ona fait une quête en sa faveur au bénélice des Polo-nais, et voilà pourquoi que ses moyens lui permet-tent de se caler sur les épaules une tête d’argent sihorriblement cher...

■/!'■/■ '/t

— n Qu’est-ce qu’il a donc celui-ci qui court comme un ahuri deCliaillot...Oùal |cZ '

vous, monsieur l’abbé, vous allez vous casser le nez.-Quelle bêtise, ce guerrier n’en a plus de nez... H v ' elltse cacher dans sa chambre pour se dérober à l’inspe 1tiou (prétexte de maladie). Il tremble pour les inh>rin dlions à l’égard de son nez, il vient de le mettre ‘Mont-de-Piété .

, i| le

— « Ah! mon Dieu ! separez-les, separez-les.. 11 ^sont battus à mort... ils viennent dese disputer,ih> 0raison lous les deux... C’est celui qui n’a pas de blo-quât donné un soufllel à l’autre qui n’a pas de janibe^parce que celui-ci y avail donné un grand coup