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Tome troisieme.
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LA MENAGERE PARISIENNE

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es femmes de province ont pendant longtemps pain/ posséder des droits exclusifs an titre glorieusementbourgeois de bonne ménagère. Et, en effet, la régula-rité des habitudes intérieures, la rareté de distractions-, extérieures, les traditions léguées de mère en fille,|:j le besoin d'une occupation, d’une activité journalière,j la nécessité d’entretenir et de consolider par les mi-: nulieux efforts de chaque jour une fortune a laquellele temps ne semble devoir apporter aucun accroisse-ment soudain, par-dessus tout le désir ardent qu’elles ont de surpasser ou d’égaler,a force d’économies intérieures, le luxe des femmes plus riches qu’elles et de pou-v ° lr soutenir sans crainte la surveillance inquisitoriale qu’elles exercent sans cessel ( ‘ s unes sur les autres, tout contribue a faire des femmes de province les ménagèresP ar excellence, ménagères corps, et âme, esprit et cœur, dans toutes les circons-,a nces de la vie et a toutes les heures de la nuit et du jour.

Mais après avoir ratifié les droits incontestables de nos Françaises de province,'1 nous soit permis de retracer ici le type modeste et jusqu’à présent ignoré de lanirr >ngèr e parisienne.

Si Paris est l’Eldorado des femmes frivoles, s’il est le paradis des femmes riches,

Il es et coquettes, s’il est plein d’entraînements, d’enivrements, d’hommages et deSe ductions pour les femmes faibles et vaines, il est aussi le lieu des souffrances, desr ,r| va lions, de l’isolement et des angoisses intérieures, le lieu des épreuves et deslr, 'vaux amers pour les femmes pauvres, honnêtes et hères. I.es soins du ménagem 5