I.E CANARI».
Di
— A moi!
— Je te dis que non....
— Je te dis que si....
Pif! paf! assaut de coups de poing, yeux pochés, vestes déchirées, mêlée géné-rale. A la garde ! a la garde ! Tableau.
Le canardier rétablit l’ordre : on fait la paix : Boute-enlrain et le Barbu se don-nent la main.
Le canard est enfin imprimé.
— J’ai retenu le premier cent, c’est pas pour toi, père Trinqueforl.
— Tais ton bec ! mère Lancelot , y a des témoins que c’est moi.
Nouveaux débats.
La mère Lancelot perd sa coiffe.
Le père Lancelot s’apprête a venger l’insulte faite a son épouse.
Le père Trinqueforl est soutenu par sa coterie.
Les deux champions courent l’un sur l’autre.
Duel h coups de poing.
Le canard est distribué.
La horde croassante s’envole a tire d’aile vers la rue de Jérusalem, relire le coudé,(le permis de vendre), s’éparpille par couple, mâle et femelle, dans tous les quartiersde Paris , et entonne le bobinent, revu, corrigé, et considékablemekt augmenté.
le mâle. Voici, messieurs et dames, ce qui vient de paraître a l’instant même :Extrait du Moniteur d’aujourd’hui, c’est curieux, c’est intéressant; cela nese vend qu’un sou.
11 faut voir l’arrêt mémorable de la cour d’assises de la ville de Montpellier ,portant condamnation â la peine de mort, contre la nommée Jeanne-Fran-çoise-Caroline-Élisabeth Martin, cuisinière, jeune fille de dix-huit ans, néenative du village de Saint-Génies, département de l’Hérault, en France , con-vaincue d’avoir assassiné son amant, â l’aide d'une paire de ciseaux. —Dé-couverte du cadavre mutilé de vingt-quatre blessures, faite par le chien de lavictime innocente, jeune soldat de la classe de 1851, qui venait d’obtenirson congé définitif. — Horribles détails sur ce crime abominable et sangui-naire. — Comment il est venu à la connaissance du procureur du roi. —Complicité de la sœur de l’assassineu e, qui s’est dite trompée dans son hon-neur par son amant. — Comment lu vérité a été démontrée. — Dernièresparoles de la condamnée a son confesseur en montant sur l’échafaud, avecqueses aveux et ses adieux a sa famille, et sa complainte composée par elle-mêmeen cinquante-deux couplets, sans savoir lire ni écrire, etc., etc.
la eemelle. Voici, messieurs et dames, ce qui vient de paraître à l’instant même :Extrait du Moniteur d’aujourd’hui, c’est curieux, c’est intéressant; cela ne sevend qu’un sou.
Il faut voir l'arrêt mémorable de la cour d’assises de Montpellier , portant cnn-