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Tome troisieme.
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Il est sur notre sol d’incroyables souffrances ;

Nos ennuis les plus noirs leur sont des espérances;La Morgue , tous les jours , le dit a la Cité.

Il est des cœurs fermés à toute joie humaine;

Il est de tristes fous que nul besoin ne mène ;Jamais un idiot n’aima la Liberté !

Mais l’aigle et le lion , et l’homme qui sent battreSous sa mamelle gauche un cœur bien conforméQue la débauche flaire et n’a pas entamé ,

Tous trois pour exister ont besoin de s’ébattre ,Le lion au désert, l’aigle sous l’horizon,L’homme a sa ■volonté , mais jamais en prison !

Passons donc. Tout se lit selon la loi fatale.

On nettoya Paris jusqu’en ses fondements,

On déblaya ses ponts , ses quais , ses monuments ,Et pendant quelques jours , la grande capitaleToute pleine de joie et de calme apparent,

Ne roula pas un gueux dans son vaste courant.

On en avait tant pris , qu’une épouvante affreuseRetenait dans leurs trous ceux qui restaient encorIls te fuyaient, soleil ! bel astre aux baisers d’or !Proscrits , ils n’habitaient que la nuit ténébreuse !Affamés, en silence, ils se mangeaient les doigts!Mais la faim tôt ou tard chasse les loups du bois.

ni

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