I.'i2 LA MAITRESSE RK MAISON.
séjour enchanté. L’étrangère a prêté ses salons, ses gens, ses lustres, ses musicœ |1!, jses rafraîchissements; lapatronesse a donné le bal. C’est une société en commandite ■
Cette variété de la maîtresse de maison a été introduite nouvellement en Franc 6 >le succès qu’elle a obtenu porte a croire qu’elle se perpétuera.
Qui surprendrait une maîtresse de maison chez elle, entre huit et neuf heures, 1°jour qu’elle reçoit, passerait pour un fâcheux fieflé. Aujourd’hui les appartements ti eparade sont en même temps ceux d’habitation; la chambre â coucher de la maîtresse il‘maison, ce sanctuaire des Anglaises, n’est pas même toujours réservée. Les petits p 1 ' 6 'paratifs domestiques quelialzac adécrits dans la Femme supérieure, sispiritucllcnu’" 1et si complètement, qu’il serait inutile de l’essayer après lui, se font à peu près par"" 11avant de recevoir du monde, mais personne n’en voudrai tconvenir parce que c’est boufgeois. Deux heures avant que le monde arrive, les meubles sont changés de pl* ce 'disposés d’une savante manière qui doit avoir tout prévu. Ici un canapé avec de 1 eS 'pace devant lui, pour qu’une petite coterie de jeunes gens puisse s’y établir auto 1 "d’une jeune femme qui aime a se former une cour ; là un fauteuil flanqué d’u>"porte ou d’une encognure, dont la position forcément isolée assure le secret des h' 16a tête. En province, le cercle régulier des chaises a pour but de prévenir tout comp
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contre l’honneur des familles, en même temps qu’il contraint les hommes a une p 1tesse, universelle ; à Paris , le désordre organisé des meubles doit servir tous les cap 11ces : le soin de la morale est laissé aux maris et aux confesseurs. Ces arrangements f <u ^et une dernière combinaison établie, celle de réunir de trois àcinq hommes pour chaq"^femme, la maîtresse de maison se repose. Au commencement de la soirée, son rôle 6encore quelque peu apparent; elle souhaite la bienvenue aux arrivants et leur désig 1 "le coin où ils trouveront leurs amis, sans jamais commettre une erreur dans la statisRque galante, quoiqu’elle soitpassablementchangeante et embrouillée par les mœurs q"|courent. Mais dès que ses salons commencent a être remplis, elle reprend sa liD L>rl>avec son individualité, ne s’occupe plus qu’à accaparer les causeurs aimables el e "lever à quelque jeune protégée lesattentions d’un beau cavalierqui pourrait la rendotropfîère. A voir une maîtresse de maison établie dans son coin favori, causer et coq" 6ter sans préoccupations, répondre par un signe de tête au salut que lui adresse, c "passant, un homme qui est souvent arrivé depuis un quart d’heure et n’a guère p rlSpeine de la chercher, certes, on ne devinerait pas qu’elle est chez elle. Quelle lourm"prend la soirée? S’y amuse-t-on ? s’y ennuie-t-on? ce n’est pas son affaire, la s 0 "* 1chose qui l’inquiète, c’est qu’on puisse dire le lendemain : on s’y étouffait.
S’il nous était permis de peindre des exceptions après avoir essayé de rendre i" 11physionomie générale, nous saurions où trouver le modèle de la noble, gracieuse-hospitalière maîtresse de maison, attentive sans inquiétude, complaisante sans connjvence, pleine d’abandon sans paresse, magnifique sans ostentation, exclusive sans <l edain, régnant et gouvernant sans que l’on voie le sceptre ni que l’on sente la nu""’s’oubliant elle-même sans que personne la puisse oublier ; mais ce serait un portr»"'
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