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Tome troisieme.
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LE CHAPERON.

adame de Mérinville a trenLe-qualre ans. Elle est sa®*’mari, sansenfant, sans amant, sans prêtreet sans p oi ' te 'elle n’élève aucune orpheline, elle ne panse aucu"pauvre, elle 11e brode aucune tapisserie. Elle ne lüJ 3mais, écrit peu, se lève de bonne heure et se couch etard. La politique et la littérature, les arts etl'antonCla toilette même 11e lui plaisent que médiocrementElle donne des dîners, des bals, des concerts, ce q ulest assez commun ; elle les rend aussi, ce qui est bea®coup plus rare. Mais partout, dans son salon conn® echez les autres, madame de Mérinville ne semble ni distraite, ni rêveuse, ni P aSsionnée, ni occupée, ni amusée... C’est un labyrinthe sans issue.

Votre madame de Mérinville meurt d’ennui ? — Du tout.

On m’annonce un jour dans son boudoir, en automne ; il était trois heuresdemie. Peu de lumière, déjà du feu, beaucoup de silence. Un repos complet et absol®autour d’une magnifique terre en friche. Qu’elle me pardonne cette comparaison•La femme inutile était nonchalamment étendue sur un grand fauteuil, ses jolis pi e( j ssur la barre du garde-cendre et ses yeux noirs perdus dans la contemplation des fdeaux. Après un échange plus ou moins spirituel de phrases toutes faites sur sc samis, qui sont les miens, elle me dit dans un moment où nous cherchions des ideeSjet avec une certaine inattention :

« C’est quelque chose de bien triste qu’un célibataire.... Vous n’avez pas d 111teneur? »

A cette question de mœurs domestiques, je baissai modestement les yeux. Madannde Mérinville ajouta :