L’AMATliliR Dlî U VH K S.
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miglemps comme la flèche légère d’une cathédrale gothique, a la volée des cloches1,1 «ux assauts delà tempête ; j’entraînai M. Boulard, et je m’enfuis avant qu’Ossa1(1 fût tomhé sur l’elion, ou I’élion sur Ossa. Aujourd’hui même, quand je penseP'e les BoUandistes ont failli s’écrouler tous à la fois, et de vingt pieds de haut, sur1 e,e > je ne me rappelle pas ce péril sans une pieuse horreur. Ce serait abuseres mots que d’appeler bibliothèques ces épouvantables montagnes de livres qu’onne Peut attaquer qu’avec la sape, et soutenir qu’avec l’élançon.
Monstrnm horrrndum, informe, ingens, cui lumen adempturii.
he bibliophile ne doit pas se confondre avec le bouquiniste, dont nous allons par-' 0| > et cependant le bibliophile ne dédaigne pas de bouquiner quelquefois. Il sait( l ,,e plus d’une perle s’est trouvée dans le fumier, et plus d’un trésor littéraire sous,l,,e grossière enveloppe. Malheureusement ces bonnes fortunes sont fort rares.Quant au bibliomane, il ne bouquine jamais, parce que bouquiner, c’est encore'hoisir. Le bibliomane ne choisit point, il achète.
be bouquiniste proprement dit est ordinairement un vieux rentier ou un profes-s eur émérite, ou un homme de lettres passé demode, qui a conservé le goût des livres, et quin a pas su conserver assez d’aisance pour enacheter. Celui-là est sans cesse a la recherche del( ’ s bouquins précieux, rarœ cives in terris, que' e hasard capricieux peut avoir cachés d’aven-lUr edansla poussière d’une échoppe, diamantss ans monture que le vulgaire confond avec laVer roterie,etqui nes’en dislinguentqu’au regardJudicieux du lapidaire. Avez-vous entendu parlerde cet exemplaire de l ’Imitation de Jcsns-Christ,
( l”e Rousseau demandait en 1765 a son amiDupeyrou, qu’il annotait, qu’il ornait de saS| gnaiure, et dont un des feuillets se trouvemarqué
d’une pervenche sèche, la vraie pervenche, la pervenche originale que Rous-s eau avait recueillie la même année sous les buissons des Charmcltes? M. de Latour° sl - possesseur de ce bijou de modeste apparence qui ne serait pas surpayé au poidsde l’or, et qui lui a coûté 75 centimes. Voilà une délicieuse conquête! Je ne saisl( mtefois si je n’aimerais pas autant le vieux volume de Théagène et Charicléc, queh'cine abandonna en riant à son professeur : « Vous pouvez, lui dit-il, brûler celui-:l > maintenant je le sais par cœur. » Si ce joli petit livre n’est plus sur les quais, avec''‘signature élégante et les notes grecques en caractères mignons qui le feront distinguer**ntre mille, je vous réponds qu’il y a passé. Kl que diriez-vous de l’édition originale du^‘‘dciiu jouéde Cyrano, avec les deux scènes que vous savez, enfermées dansune largeu ccolado, et cette simple note de Molière , griffonnée sur la marge : « Ceci est à moi. » Ce
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