DE LA EISA N CE.
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sait, qu’un démembrement du premier, après l’avoir dépouillé à son prolit du privilègede recevoir et de centraliser seul les documents relatifs au mouvement annuel de lapopulation, modifia d’initiative les anciennes instruclions ministérielles relatives à l’en-voi des états de ce mouvement, et substitua à l’ancien cadre un modèle de tableau pré-paré d’après de nouveaux principes. Par ce tableau, beaucoup plus compliqué, bienplus difficile à remplir que le premier, les documents relatifs aux naissances, mariageset décès, sont répartis par arrondissements, au lieu de ne constituer qu’un travail d’en-semble pour tout le département; On y supprime, sans doute comme documents inutiles,l’indication de l’âge pour les décès, et des mois dans lesquels ont eu lieu les diversesphases du mouvement de la population ; mais, en revanche, on ajoute au cadre primitifune série de colonnes destinées à contenir, P le chiffre des décès d’individus étrangers:, u département, et d’individus non Français ; 2° l’indication de la nature ou des causesdes décès. Ces innovations à l’ancien modèle ne nous ont pas paru heureuses. Leur prin-cipal inconvénient est de substituer à des colonnes de documents difficiles à remplir desdemandes de renseignements à peu près impossibles à satisfaire. La distinction prescriteau chapitre des décès entre les individus étrangers ou non au département et les in-dividus non Français exigerait, pour être consciencieusement établie, des rechercheslongues et minutieuses auxquelles l’autorité municipale n’a pas le temps de se livrer,°1 qui seraient d’ailleurs infructueuses dans une foule de cas, surtout au sein des grandesvilles '.
Le classement des décès, suivant leur nature, devra rencontrer des obstacles encoreplus insurmontables. Il est certain, en effet, qu’il n’existe pas de service médical dansles campagnes, où le médecin demeure souvent à des distances considérables, et où lamisère, quelquefois une coupable économie, empêchent de recourir à scs lumières. Onpeut donc hardiment avancer que la cause de la plus grande partie des décès ne peut y^b'e constatée, et qu’il en est de même dans les villes pour les classes pauvres. Sansdoute le nouveau tableau du ministère du commerce ne comprend qu’un nombre rcs-
^ U est assez étonnant que l'administrateur habile qui dirige, ail ministère du commerce, le bureau*' statistique, après avoir rejeté, comme nécessairement inexact, le chiffre des décès par âge, et avoir■renient critiqué, dans une note adressée à l'Institut, les tables de mortalité de #1. de Montferrand,ondées sur ce chiffre, ait voulu le remplacer par un ordre de documents pins difiieiles à réunir, et, parS11| te, d une authenticité beaucoup plus suspecte; en effet, les erreurs commises sur l'âge dans les actes1 e décès ne peuvent être que d'un très-petit nombre d'années, tandis que celles sur la qualité d’étrangerll 't département ou de non Français sont des erreurs absolues et sans compensation. En continuant l’exa-■uen critiq ue du nouveau tableau de M. Moreau de Jonnès, nous verrons d’ailleurs cct économiste, égarél>ai 1 exemple de l’Angleterre, jeter la statistique officielle dans des voies encore plus aventureuses.
Une dernière observation. Malgré son antipathie, bien rationnelle d'ailleurs, contre les tables deQualité, M. de Jonnès semble leur venir en aide par sa distinction, au chapitre des décès, entre les| nf 5 ers un département et les étrangers non Français , car jusqu'à ce jour le pins grand reproche qu'onles^ av . a ' tac l ,ess< ^ était de compter indistinctement tous les décès d'une localité, et de méconnaître ainsies véritables conditions de mortalité de cette localité, conditions qui ne peuvent être connues qu'enentant seulement sur les décès des habitants qui y naissent, vivent et meurent. Il est vrai que M. de■ es pourrait rions répondre (pie, par la distinction ci-dessus, il n’a eu d'autre but que de constater ces( 1 ions de mortalité dont je viens de parler, dans un intérêt purement général ; mais alors ce but neh't \ rait enl 'éreincnt atteint (en supposant, avant tout, que la distinction en question fût exactementnatal' * ® ten, ' an I àux habitants qui, nés dans un déparlement, émigrent de lionne heure de leur pays(lot 3 ct ,eviennent > * un âge avancé, y linir leurs jours, ce qui a lieu dans plusieurs départements, etn’a ' ni ’ 11 ! l ' ans * a l ,a,1 !e Auvergne . On voit dans quel dédale de difficultés on entre forcément quand on.e- *. )aS ass 'S n é à la statistique son véritable domaine, et qu'on ne s'est pas fait mie idée exacte des moyensâction dont on dispose.