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,r, ‘‘ul des inl'aniiêides, cl <! 11 1 «■ I[I 1 ait persisté, avec une entière bonne foi, a | révoquer ooe ap-(■liralion pins étendue de relie cruelle mesure, Mais, pour nous, il demeure certain qu'elle a cirnduile en erreur, soit par les conséquences qu’elle a tirées des documents empruntés aux autrespays, soit far les s'alisliques laites en France . Il n’exisle pas dé tours dans les pajs protestants,'-l-on dit, et les expositions soûl inconnue». Supprimez les vôtres, et vous obtiendrez les memesrésultats, Sous la domination française, un tour fut, dit M. de Couroff, établi à Mayence, et,( 's '“xposilions eurent lieu eu grand nombre; en 1814, ee lotir ayant été supprimé, les expo■lions cessèrent. Imitez la sagesse du gouvernement allemand , et vous serez délivré de la planJes enfants trouves, plaie morale, plaie financière à la foi». Supprimez-les tous, a-t-on écrit■■ncore, en pratiquant ri'al ord, ou même simultanément, des déplacements, il vous obligerezou»i les mères à garder leurs enfants. Et nous, nous répondrons : Employez ces remèdeshéroïques, et vous arriverez aux résultats suivants dans les départements où vous les aurez appliqués. Dans l'Ain, l'Ailier, l'Ardècbe, l'Aveyron, la Dordogne, le Gard, la Marne, I Oise, b Yonne ,les Landes, la Manche, le Tarn , le chiffre des enfants mort-nés a presque ou plus que doublé delfv>7 à 185!) ou 1840; dans la Charente, les Basses-Alpes, la Loire-lit érieure, la Garonne , etc ,a presque ou plus que triplé ; dans 1 Hérault, le Morbihan , le I’as-de-Calais, il a presque quadru-plé; dans Maine-et-Loire, la Haute-Marne et l’Orne , il a presque ou plus que quintuplé; danslès Bouches-du-Rhône, il s’est accru de 41 ; dans la Somme, do 28 ; dans le Calvados et les Côtesdu-Kord, de 22; dans Saône-el-Loire, de 24; dans la Drôme , de 75 ; dans Tarn-et-Garenne, tli'*P ; dans le Loiret, de 50 ; dans le Gers, de 00; dans Seine-et-Oise, de (il ; dans les Deux-Sèvres ,de 75 p. 100 ■ ! ! !
■'unis doute la suppression des tours et les déplacements ont dû produire une diminution dansh' chiffre des ‘enfants trouvés, quoique le contraire semble résulter de la célèbre rontre-enquéirotivcrle, en 1858, par M. de Lamartine, dont l'éloquence inspirée est toujours au service des grand»interdis de la morale el de l’humanité. Mais celle diminution a eu deux terribles compensations;c’est d’une part l’accroissement énorme du chiffre des enfants mort-nés ou des infanticides, et del'autre, des expositions fréquentes et meurtrières dans les rues, dans les lieux , ou dans les
•'adroits solitaires. Les conséquences du déplacement n'ont pas été moins funestes. Partout cellemesure a entraîné des décès nombreux ; elle a produit, dit-on, de fortes économies sur le budgetdépartemental ; et sait-on comment ? D’alu rd par les décès memes qu’elle a provoqués, puis par le.dévouement de la plupart des nourrices qui ont voulu garder, sans salaire, les enfants dont onvoulait les séparer. Ainsi, l'humanité de ces femmes, toutes pauvres et dénuées, a été plus grande'lue celle des mandataires du département, et elles oïd consenti à augmenter le fardeau de leurmisère, pour ne pas dévouer leurs nourrissons à la mort, quand ceux-ci ont reculé devant le voled’un centime additionnel qui pouvait sauver des milliers de victimes. N'est-ee pas le cas de répeIvr ce mot magnifique de M. de Lamartine : On u Outlu monnaie à la porte de nos hospicesOn a pensé à tort, selon nous, que l'existence des tours provoquait les abandons. Les classespauvres ne font point le calcul qu’on leur prête, et il est peu de femmes qui s’exposent à deveuirmères, par la raison qu'il est un asile ouvert aux produits de leurs fautes ; on peut mémo affirmerhardiment que la plupart des femmes séduites ignorent l’existence de cet asile. La principalecause des abandons, c’est la misère, el ce qui le prouve, c’est que les enfants exposés appartiennentpresque tous aux classes ouvrières ; les causes secondaires sont la crainte du déshonneur et le liber •'inage. Ces causes continueront d’agir avec la même intensité, malgré la suppression des tours-Parce quelles eu sont indépendantes; seulement, si vous fermez l’hospice, ou si vous en rendezl’accès plus difficile, vous exposerez les mères à d’aflrenses inspirations, vous les pousserez aucrime. Selon nous, il fallait accepter comme une nécessité l’état de choses auquel on a vouluremédier par les mesures dont nous discutons ici l'efficacité; seulement ou aurait pu alléger lebudget départemental, en portant remède aux abus nombreux qui se sont introduits dans le moded’admission aux hospices, abus lels, que les enfanls légitimes ou naturels, appartenant à des fa-milles répuléts pauvres, y occupent, chaque jour, en plus grand nombre, et le plus souvent sms‘h uit, la place réservée aux enfants trouvés. Quant à l’accroissement incessant du chiffre de cesenfants, accroissement qui pourrait s'expliquer en partie pai’[la diminution de la mortalité, et qui,du reste, est bien loin d’étro général en France , nous pensons t” qu’il peut s’expliquer par fi ssouffrances causées par la longue perturbalion commerciale qui a suivi la révolution de juillet ;
qu’il a atteint son apogée; 5° qu’il devra cesser avec l’améliorai ion graduelle du son de la'‘lasse ouvrière.
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