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Tome cinquieme.
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L’A IUILli.

liant rédige le rapport, en tenant nn compte exact des tirés et des ratés ; el, d'a-près le résultat de celle enquête, le comité prononce en dernier ressort.

Les membres de l’état-major de l’artillerie ne sont pas tous en activité dans lesrégiments. Vingt-six colonels directeurs, placés dans autant de villes, font connaîtreaux établissements d’artillerie les ordres du ministre de la guerre, relativement à laconfection des armes et des munitions. Neuf commandants d’écoles siègent a Tou-louse, Metz, Strasbourg, Besançon, Toulon, Rennes, Lafère, Vincennes et Lyon .Ils dirigent les exercices à feu et le mouvement du matériel : lâche facile, qu’onpeut accomplir sans faire une excessive dépense de forces intellectuelles ou physi-ques. Le commandant d’école, au bout de quelques années, est enclin à prendredu ventre et des besicles.

Trente-neuf colonels, lieutenants-colonels, chefs d’escadron ou capitaines, di-rigent les compagnies d’ouvriers, reçoivent les matières premières, distribuent labesogne, emmagasinent les objets fabriqués; enfin cinquante-neuf capitaines enrésidence fixe surveillent le matériel des places.

On rencontre dans les capitaines d’artillerie en premier trois grandes qualités duvieux soldat: l’abnégation, l’esprit d’indépendance et la résignation.’ Ils sont rare-ment pressés du désir d’arriver à un grade supérieur ; tout ce qu’ils ambitionnent,c’est d’être détachés avec leur batterie sur pied de guerre, afin de remplir, au moinspar intérim, les fonctions de chef de corps, auxquelles ils ne parviendront peut-être jamais.

Le grade de capitaine ensecond est vivement désirépar les lieutenants d’artille-rie. Ils y trouvent, jeunesencore , une position honora-ble , passablement rétribuée,eu égard à la modicité géné-rale de la solde des officiersfrançais . Il leur est facile dese faire envoyer dans un arse-nal, oii ils achèvent paisible-ment leur éducation militaire,en attendant leur avancement ;mais quand ils l’ont obtenu,devenus étrangers au serviceactif, ils sont souvent obligésde recommencer leur appren-tissage dans un régiment.

La connaissance parfaite dela théorie n’implique aucunement celle de la pratique, carle jeune élève de l’école poly-