Band 
Tome cinquieme.
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l)c vieilles traditions ont été transmises à l’artillerie par l’ancien corps des bon 1 'bardiers. lille célèbre pompeusement, et surtout bachiquement, la Sainte-Barbe, ,l>A du mois de décembre. Ce jour-là, officiers et soldats sont en liesse ; toutes le sescarcelles se vident en faveur des restaurateurs et des cabaretiers; les artilleurs e>les soldats du génie, s’ils se trouvent réunis dans une même ville, se traitent nn 1 'tuellement et fraternisent le verre à la main. L’indulgence des chefs est presque sansbornes, la joie des soldats presque sans frein, et les plus implacables officiers,en rentrant le soir au quartier, regardent les retardataires d’un œil attendri.

Auirc fête accidentelle, mais non moins solennellement chômée : un canonine 1 »durant l’exercice, a mis, à six cents mètres, une bombe dans le tonneau hissé y "bout d’une perche. Toute la batterie, silencieuse et haletante a l’instant du po" 1 'tage, a trépigné d’enthousiasme. On donne avis de cet exploit à l’adjudant-nrajo' >qui envoie six magnifiques chevaux blancs au polygone. L’habile canonnier est pl aCtsur un chariot de parc, l’air rayonnant et embarrassé; il tient à la main lesstruments de pointage, le fil à plomb et le quart de cercle; des branches d’arh rei ’