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L’ARMEE.
L’artillerie est chargée, concurremment avec l’administration des douanes, dusoin de garder les côtes de France et d’Algérie .
GÉNIE. DIRECTIONS. GARNISONS. ÉTAT-MAJOR. GARDES DUGÉNIE. FONCTIONS. RÉGIMENTS . SA PEUR S-CON DUC-TE U RS. OUVRIERS DU GÉNIE. CARACTÈRE DESOFFICIERS ET DES SOLDATS.
Si l’on discutait le mérite relatif des troupes des différents peuples, certainesnations nous opposeraient peut-être leur infanterie ou leur cavalerie; mais lasupe-riorité du génie français est, nous le croyons, constatée par l’unanime assentiment-Parmi nous est né Vauban , le grand architecte militaire; nous avons construit ouréparé les plus inexpugnables citadelles de l’Europe , et nous saurions reprendre aubesoin celles qui ne sont plus entre nos mains.
L’artillerie et le génie sont l’élite de l’armée, non par le courage,égal dans toutesles armes, mais par l’instruction. L’organisation de ces deux corps est analogue-Comme le premier, le second est dirigé par un conseil de neuf membres, le comitéconsultatif des fortifications. Il comprend aussi vingt-six directions, dont la circon-scription, embrassant toutes les villes de guerre et de casernement, est établie d a-près un système défensif.
Les troupes du génie, auxquelles est nécessaire la disposition d’une vaste éten-due de terrain, n’ont que trois garnisons, Montpellier, Arras et Metz . Leur état-major se compose de quatre cent quatre-vingt-quatre officiers, vingt-huit colonels,autant de lieutenants-colonels, quatre-vingts chefs de bataillon, cent quarante-qua-tre capitaines de première classe, quatre cent vingt-quatre capitaines de deuxièmeclasse et lieutenants.
Des gardes du génie, tant principaux que de première et de deuxième classe,sont employés dans les places à surveiller les travaux, faire les écritures, dénonce'les contraventions a la loi des servitudes défensives. On les choisit, comme ceuxl’artillerie, parmi les sous-officiers ayant au moins six ans de service.
Le génie, en temps de paix, gère le domaine militaire, inspecte les citadellequi ceignent les frontières, acquiert pour le compte de l’état les terrains néce ssaires il la construction des travaux défensifs, provoque l’expropriation pour caused’utilité publique, entretient et agrandit les fortifications. En temps de guerre, 1assiège ou défend les places, et avec quelle bravoure, avec quel talent ! Comme il ® slsublime de sang-froid, l’officier supérieur du génie, qui, sous le feu des assiég eS ’fait le tour de leurs remparts, et reconnaît le point faible d’une place ! Quelles loua"'ges payeraient le courage des sapeurs et des mineurs, quand, sans craindre de sdvir de cible h l’ennemi, ils plantent des piquets, avancent des parallèles, oiivie" 1des embrasures aux canons; quand ils creusent des puits, pénètrent sous les
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