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Tome cinquieme.
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L’A U M KL.

nous reprochait dos assortions erronées, nous forions observer qu’à l’étude dol'armée la vie d'un homme ne suffirait pas. D’ailleurs l’effectif des corps changechaque jour; les uniformes sont modiliés presque mensuellement; de nouvellesordonnances compliquent sans cesse l'inextricable ' des lois militaires.

Aussi avons-nous souvent renvoyé aux recueils spéciaux, pour nous attacher a htpeinture des mœurs qui se perpétuent, en dépit des transformations réglemen-taires.

Malgré l'insuffisance des documents qui nous ont été transmis sur l’état moralantérieur de l’armée, certains indices permettent de constater que le caractère dusoldat français , essentiellement lié à celui de la nation, a peu varié depuis longtemps-C’est toujours la même insouciance joyeuse, le même espritd’indépendance sous laservitude " ' e; la même impétuosité irrésistible dans le premier élan,

mais déconcertée par la résistance; la même facilité à s'enthousiasmer pour desidées, a se dévouer a des principes.

Nous sommes loin d’appeler de nos vœux une conflagration universelle; nouspensons que la guerre est souvent contraire aux intérêts des peuples, et toujours dé-plorable aux yeux de la philosophie. Mais, en certaines circonstances, un duel entrenations devient inévitable; et la patrie, menacée dans son honneur, dans scs droits,dans son existence même, est réduite, après d’inutiles réclamations, à la discussionarmée. Si donc l’indépendance de la France était mise en péril par les prétentionsdes autres peuples ; s’il fallait soutenir encore une fois, comme en 5)2, la cause de lacivilisation et de l’humanité contre celle de l'absolutisme et des ténèbres; si la lultt*du bien et du mal renaissait, on trouverait l’armée française toute prête à s’élancerau-devant de l’ennemi, h refouler les invasions, a prodiguer son sang et son courage.Qu’on en soit convaincu, la France s’endort quelquefois, mais aussi, quel réveil!Maintenant comme jadis, elle porte dans ses flancs les quatorze armées de lare-publique. L’empire l’a guérie de la périlleuse manie des conquêtes, sans lui ôterl’énergie qui repousse les agressions injustes. Que le territoire soit menacé, clle vieil esprit national se réveillera dans toute sa puissance, et pour guider nosbataillons, il se trouvera d’habiles capitaines, qui, cachés aujourd’hui dans lafoule, monteront au rang suprême en vertu de leur pesanteur spéciliquc. L cSsoldats français , avec leurs qualités et leurs défauts, peuvent s’offrir sans crainte al’examen de l’étranger, et lui dire orgueilleusement : « Voilà comme nous sommes. ••quand vous voudrez ? »

M. Gustave Naquet, ex-fourrier ; M. Lrhrclnn-Cliamplùtreux, compositeur a l]:1111111111U. rv-srmrilt eujol *M. nirouste, sarde nmnirip.il, M. Dumiucray, tirailleur de Vinccnncs ; M. Henri Unit, ronunis de I * I,_tendance.

Emile DE LA BÉDOLLIERRE.