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Tome cinquieme.
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LES KC 0 LES MILITAI KES.

II’.

royal militaire de la Elèche n’est qu’un asile ouvert aux lils d’offieiers sans lor-tune, depuis l’âge de dix ans jusqu’il dix-huit.

L 'Annuaire militaire, d’ordinaire assez laconique, est explieile en ce qui coït'cerne les écoles. Il indique minutieusement les ordonnances qui les ont constituées-ou qui en ont modilié l’organisation ; il nous apprend les conditions d’admission,le nombre des professeurs, la durée des éludes, l’époque des concours, la destina'tion des élèves; il nous est donc permis, pour notre avantage et pour celui deslecteurs,de mettre de côté les explications reglementaires, et de nous borner h despeintures de mœurs.

ECOLE POLYTECHNIQUE.

Nous devons d’abord (nb Jove principium ) gravir la rue de la Montagne-Sainte-Geneviève, au bout de laquelle nous apercevrons une lourde façade récemmentconstruite, et décorée de cette inscription : école royale coly i ec un iQ<Après avoir traversé une première cour, nous entrons dans un vaste parallèle'gramme planté d’arbres rabougris. A droite et à gauche sont de vieux bâtiments,débris des collèges de Navarre et de Boncourt , où l’on a installé la bibliothèque etla salle de dessin. En face de nous s’élève un pavillon à quatre étages, contenantles réfectoires, les salles d’élude. et le casernement. Une cour ombragée, la cn ^,,des acacias, sépare cet édifice des laboratoires. Telle est la description topographi-que de celte enceinte, centre du monde savant, métropole des mathématiques, b' 1ont professé des hommes d’une renommée européenne, tels que Monge, Lacroix-Laplace, Fourier, Lagrange, Fourcroy, Guyton-Morveau , Berthollet, Chaptal, Va"'quelin, Clievreul, Thénard ; de là sont sortis, pour la gloire et la prospérité de l ;)France , des savants, des ingénieurs, des capitaines, des ministres, des administra'leurs : Arago , lîiot, Gay-Lussac, Poisson, Fresnel, Binet, Demonfcrrand, de Cler-mont-Tonnerre, Chabrol de Volvic, Valazé, Paixhans, de l holo/.é, Uéricartde Thury-Ajasson de Grandsagne, de Montalivet. Héron de Villefosse, Boilleau , Lamoricière-et une foule d’autres qui, sans obtenir la célébrilé, ont cependant mérité la consi'dération publique.

Quoiqu’elle fournisse des employés aux pouls et chaussées, aux mines, et mên"ii l’administration des tabacs, l’école polytechnique compte parmi les écoles mil'laires. Elle forme un bataillon de quatre compagnies commandées par des offi clCI 'supérieurs; des capitaines et des adjudants y remplissent l’emploi de surveiH a,|ts 'Les élèves portent un uniforme et l’épée, doivent le salut aux officiers de louh’ 1 ’armes, et sont passibles, comme les soldats, de la salle de police et des arrêtaDeux fois appelés au combat par les circonstances, ils ont rivalisé avec les P |ll?intrépides. En 181 .J, leur artillerie décimait encore les Prussiens du haut desbuttes Chaumont, quand le gouvernement provisoire avait déjà capitulé. En l s3 °;ils guidèrent le peuple à l’assaut du Louvre, el l’un d’eux paya de sa vie la ! ,rlStde la caserne de llalnlone.