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Tome cinquieme.
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LE (j A U l) K NATION A !..

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Ie ni associai «loue volontiers aux marques de respect qu’il recevait sur son pas-s age. Son uniforme était d’ailleurs des plus simples : le chapeau et les épaulelles(| ° lieutenant général, mais en argent, l'habit bleu a un seul rang de boutons, et le"rand cordon de la Légion-d’llonneur en sautoir

« Le commandant supé-rieur, reprit mon voisin, eslnommé par le roi ; l’État luialloue, pour frais d’état-major,une somme annuelle de 50,000li anes, et le roi le loge au Car-rousel. Il prépare les ordresdu jour, les règlemenls deservice, el ^commande en per-sonne les manœuvres. Chargéspécialement de l’cxéculion dela loi sur la garde nationaledans le département de laSeine , c'est en son nom que sefoui les poursuites discipli-naires. Il présente il la nomi-nation du roi, par l’intermé-diaire du ministre de l’inté-' ieur, le personnel rétribué des emplois de major, adjudant-major, et des emploisgratuits de capitaine rapporteur près les conseils de " " ic. C’est encore lui qui

a dresse au ministre de l’intérieur, pour être offerte a la signature royale, la listedes gardes nationaux condamnés disciplinairement qui lui ont paru mériter une'émisé de peine. »

A la suite du maréchal venait un officier supérieur, chef d’élat-major, donll’uni-forme ne différait du sien que par la fourrure du chapeau. La plaque de grand’eroixla Légion d’honneur brillait sur sa poitrine. Mon voisin m’apprit que cet"fficier avait dans l’armée le grade de lieutenant général, et que ses fonctionsinsistaient a préparer l’exécution des ordres du maréchal, ou a le suppléer en cas'^indisposition.

Après lui je remarquai deux colonels, deux commandants et deux capitainesd'état-major. Les emplois d’aide de camp, qui sont a la nomination directe duMaréchal-commandant, se donnent a des fils de famille capables, dit-on en style( i Mal-major, de [(tire bonne figure.

Comme je trahissais à mon insu un sentiment d’envie, en considérant ce groupe'I e jeunes officiers, aux brillants uniformes et tous montés sur des chevaux de prix,Mon voisin secoua la tête d’un air triste : « Hélas ! me dit-il, il y a parfois de ter-ri bles ombres au tableau que vous vous faites intérieurement des privilèges de cesMessieurs. L’un d’eux, beau et jeune, noble cœur, vive intelligence, la joie d’unl'M'e qui adorail en lui el le lils dévoué et " ‘ héritier d’une grande fortune.

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