LE MISSIONNAIRE.
e personnage appartient principalement h laFrance , et c’est pour elle un véritable titre degloire. Les autres nations sans doute sc montrentencore jalouses d’étendre au loin l’influence duchristianisme, mais nulle part les efforts tentésdans ce noble but ne sont plus continus, plusgénéraux, plus persévérants que dans le royaumede Clovis . C’est l’honneur de notre patrie d’a-voir toujours été le centre universel, le pivotdu catholicisme. Malgré nos révolutions, l’es-prit catholique s’est toujours maintenu en France . Ce que la royauté faisait pourles missionnaires au temps des splendeurs monarchiques, ce sont les individusqui le font aujourd’hui. La religion du Christ n’a jamais manqué d’appui parminous : du nord au midi, du couchant il l’aurore, de pieux travailleurs sèmentleur moisson. L’instinct des navigateurs a beau les pousser vers des régions in-connues, vers des mers inexplorées, vers des terres sauvages, d’autres naviga-teurs découvriront ces régions, parcourront ces mers, habiteront ces terres enmême temps qu’eux : ces navigateurs guidés par le ciel sont les missionnaires.Grâce a eux, les plus obscurs rochers des archipels les plus lointains ont vu, a côtédes pavillons nationaux, s’élever la croix, le drapeau universel. Ajoutez un nomnouveau à la carte du globe, et aussitôt, sans s’informer si l’air qu’on respire surcelte terre est pur ou empoisonné, sans chercher à connaître le nom des écueils et
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