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Province. Tome second.
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LF NORMAND.

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Rouen, avec ses annexes, Déville, Darnelal, liapanine et Maronnne; Rouen qui 11donné son nom il des étoffes d’un usage universel; I,oliviers, et surtout Flbeuf, cel |( 'ville fécondée par le germe industriel que lui avail confié le grand Colberl, et q 111,depuis trente ans, a su devenir une des gloires manufacturières de la pairie ; Bolber-Yvetot,.Alençon, Kvreux, Caudebec, Vire, Lisieux , Pont-l’Fvêque, Morlain, Val"'gnes, l’Aigle , Pont-Audemer, dont les manufactures fument sans cesse, dont lc scampagnes nourricières ne s’épuisent jamais; puis une zone de ports surs et cou 1 'modes : Clierbourg, le Toulon de la Manche; Granville, Caen, le Havre , IlonfU' 1 "’ -Dieppe , entrepôts des denrées de l’univers entier.

Le principal département de l’ancienne Normandie, celui de la Seine-Inférieure -esl noté par les statisticiens comme ayanl un revenu territorial de 5 î,529,0(10 f' - :c’est le plus riche de France , sans même en excepter le département du Noi'^Hommes, terrains, cours d’eau, animaux, le Normand utilise loul, el l’épilhete <•*’(nKjnanl est la plus injurieuse qu'il connaisse 1 . Ilerbager, il engraisse des bestial^géants dans les plus riches pâturages du monde; maquignon, il fournit aux ro"'lages, aux voilures publiques, aux camions, des chevaux robustes et infatigables'pêcheur, il alimente la halle au poisson de Paris ; caboteur, il apporte à la capil 8 ' 1 ’des marchandises de toute espèce ; fabricant, il organise et entretient des filatures,draperies, des chapelleries, des rubanneries, des bonneteries, des mégisseries, d CPtanneries, des teintureries, des verreries, des clouteries, des quincailleries, <l eSaciéries, des lamineries, des faïenceries, des papeteries, des blanchisseries, des hui-leries, des parehemineries, des taillanderies, des coutelleries, des fonderies, é c!ipoêleries, des horlogeries, des poteries, des moulins à papier, h fouler le drap, 11carder la laine, des moulins anglais , ainsi nommés parce qu’ils ont été inventés p all'américain Oliver Fwans. On comptait, en 1827, sur les seuls cours d’eau de la Sei» 0 'Inférieure, deux mille neuf cent cinquante-quatre établissements industriels, il 0 " 1près de trois cents sur la Robec, l’Aubetiect la Renelle, petites rivières à peine visibles, qui serpententclandeslinement dans un faubourg de Rouen . Aucune provii ,c ‘'ne prend plus de brevets d’invention el de perfectionnement, n’accapare plus de i l,e 'dailles, n’envoie à l’exposition des produits de l’induslrie plus de machines in? c 'nieuses : instruments d’horlogerie, greniers mobiles, pompes à incendie, batteur 8étaleurs, machines a carder, a coudre les cuirasses, compteurs à gaz, niveaux d’eau :l|)iston, produits chimiques, pendules-veilleuses, billards en ardoise, fourneaux éco-nomiques, et cent autres combinaisons, utiles souvent, ingénieuses toujours. Qu’ eslce que votre espr it commercial, ô tiers habitants de la Grande-Bretagne? C’est l’ eP 'prit normand sur une plus vaste échelle, stimulé par des cireonslances d” 1faisaient du commerce votre unique moyen de conservation. On voit, nu développe-ment de votre industrie, que vous avez du sang normand dans les veines. Les N 01mands sont les Anglais de la France , mais sous le rapport industriel seuleine 111 'grâce a Dieu !

* Presque tous les Normands sont laborieux, diligents el capables de s’adonner à ton! faireassez promptement ce qu'ils voyenl. ( Dumoulin, Histoire, générale de. la Mortuaudie. )

et

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