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Province. Tome second.
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LE NORMAND.

Ionn, onsti

l* s ) on ours, portant des chemises par-dessus leurs habits, affublés de cornes

u'ueuses, feraient bruire a ses oreilles les colliers et les casseroles.d e J° US P e,lsez qu’après ces bombances d’ogres, les conviés s’assoupiront comme^ S ,| H)as '■ point : ils recommencent le dimanche suivant, ce qui s’appelle fouetter. al en haute Normandie, et dans le Bessin , faire le raccroc, ou manger la pailleht de la bru.

U ^° mn iele cidre n’est pas moins perfide que la liqueur spécialement consacrée h‘Us, les querelles dont l’ivresse est mère sont d’autant plus funestes en Nor-I ( le que la savate y est en honneur, et qu’on y manie avec un talent déplorablePas''H" 0 ’ *° * K,lon el ' e Pc 1 . Les professeurs de ces diverses armes n’y manquent^ 8 de clientèle, ni leurs élèves d’occasions d’employer leur formidable savoir. Le( j a r^ rnrin< 3, dont tous les historiens s’accordent à célébrer les exploits, est terribles Une querelle de cabaret comme sur un champ de bataille. Il est habituellementI, q,,e > 'I a recours aux messes, aux signes de croix et h l’eau bénite pour avoirUne chance au tirage, il invente mille ruses pour s’exempter de la conscription ;

. s que son sang soit fouetté par les vapeurs alcooliques, ou que sa bravoure soitr ° n uée par le bruit du canon, dans une lutte corps a corps comme dans unetré ^° Ur sa défense personnelle comme pour celle de la patrie, il est d’une in-P'P'lé tenace et ne recule jamais.

USAGES POPULAIRES EN NORMANDIE .

^ ' a Normandie ne fut convertie qu’assez tard au christianisme. Rouen avait unI ^"e fiè s ]> ai) 260, saint Mellon ; mais les efforts de ce pieux personnage furent( n 8lenips infructueux. Sous l’épiscopat de saint Romain, en 626, les Rouennais desp^Pagnes étaient encore pillards, grossiers, barbares -, superstitieux, adonnés h( j! Vr °guerie 8 . Saint Evron, qui fonda au huitième siècle un monastère dans la forêt® Uc he, la trouva entourée de champs incultes et infestée de larrons 4 . Les prédi-«rs chrétiens ne pénétrèrent dans le Bessin qu’a la fin du quatrième siècle ; àa , ta nces et à Avranches, au cinquième siècle; et l’existence d’un évêché à Lisieux est constatée qu’a partir de 558. Quand les Northmans furent installés dans leur1Ve He pairie, il fallut, pour les dégrossir, les efforts combinés des autorités civilelti ecc tesiastique. Le plus grand titre de gloire de Rou est d’avoir sévi contre les bri-et Gislebert, évêque d’Évreux , dans l’éloge funèbre de Guillaume le Conqué-8l,l > te loue d’avoir sagement châtié les voleurs de la verge de l’équité 5 . Pendant( | c les ducs réprimaient les rapines, de nombreuses abbayes s’établissaient dans le1 ta but de moraliser le peuple et de cultiver le sol 6 . Il s’ensuit que des pratiques

Si,i nt f — 2 Cm hrutis vel sævis honiinilms liahitali.it (Vandresisilins). Direptores hicraut, etc. (vie dee|| a a,| diille, collection de Pli. F.alibc, t. T, p. 729.) — s Vie de saint Éloi, par saint Oiien, livre II,*1 p Ordcrio vital, livres ïll, VI et V(l. — B Onleric Vital, livre VU. — 8 Voir la Getllia ehristiann

”>n. ot la Normandie rhrSlienne, par Farin.