208
v au vi;iw;n\t.
La maison est ordinairement entourée d’une enceinte en pierre, il hauteurd'homme, ou d’une haie vive. Le jardin, qui fait suite il l'habitation, s’étend sur ladroite. Les bâtiments se composent : 1 ° d’une chambre a fou oh se tient la famille ;2° d’une grange ; 3° d’une étable qui, en hiver, sert de dortoir; 4° d’un grenier-La «range est éclairée par des trous pratiqués dans la toiture; les autres pièces nereçoivent de jour que par la porte, notre paysan, qui est son propre architecte, (>lassez souvent son propre maçon, ignorant encore le luxe des fenêtres. Les lo' ,ssont d’ailleurs invariablement en chaume Lit face du jardin, à côté du fumier clde la mare fétide que le paysan entretient sous le nom d’abreuvoir, esl une pelih’maisonnette percée d’un jour au levant, et d’où sort un douloureux et continuel gi'°"gnement ; c’est la que s’engraisse une des spéculations du paysan, qui, deux foisl’an, conduit au marché un porc vigoureux, a la hure puissante, a la membrureénorme. Au premier étage de la maisonnette habite, la nuit, sous la protection d'uni’porte a coulisse, le harem du roi de la basse-cour.
Dans nos montagnes, l’existence de la maison se rattache intimement h celle <h>village, par l’application a certaines dépenses du principe de l’association. Ainsi)chaque ménage cuit son pain h un four commun, moyennant une redevance en hh’au propriétaire qui se charge des réparations du chauffage, et de la surveillancequ’exige la cuisson. Les lessives se font également dans une cuve commune, et cha-cune contribue, dans une proportion fixée d’avance, à la fourniture des cendres-lînlin la conduite du bétail aux pâturages du Puy-de-Dôme , oh il doit séjourne 1 ’plusieurs jours, est organisée d’après le même système, chaque maison doit, à tourde rôle, se charger, sous sa responsabilité, de cette conduite, qui exige, delà pa*’ 1du berger, une attention continuelle, des jambes de fer et une connaissance pa 1 'faite des localités sur lesquelles le troupeau devra être dirigé. Le matin du jour li* epour le départ, le berger, son havre-sac blanc sur l’épaule, le manteau de laine surle bras, un long bâton à la main, se place au milieu du Coup-d’Air, et pendant di*minutes environ, crie de sa plus forte voix : Mena lu Inh, mena lu hik, l'iscia I <1vacha ( Menez les bœufs, lâchez les vaches)! Dans cet intervalle , on voit sortir îlechaque maison, pour venir se rallier autour de leur guide et entreprendre aveclui un voyage de plusieurs lieues, tout le bétail que ne réclame pas le travail < leschamps et que le laboureur veut laisser reposer. Arrivé, à la chute du jour, au pic* 1du Puy-de-Dôme , le berger choisit les pâturages oh il pourra parquer le pl uSsûrement son troupeau pour la nuit, puis il va chercher un gîte dans une de cescabanes de paille et de branches d’arbre qu’entretiennent à frais communs, surle versant de la montagne, les villages qui envoient aux mêmes pacages.
PAKT1CU L AKITÉS.— LES COMMUNAUTÉS DE T H I E 11 S.