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Province. Tome second.
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L’AUVERGNAT.

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' [|||( ‘lionuions dans les arts industriels ou agricoles qu’il aura pu observer pendantSes voyages; et bientôt il aura tellement repris toutes les allures, toutes les liabi-

l|J tles

villas,

indigènes, que le souvenir d’une civilisation plus avancée que celle de son8 e ne lui apparaîtra plus que comme un rêve confus et lointain. Mais ce qu’il'apportera avec lui et ce qu’il propagera rapidement, c’est une assez grande lacililé

* ® ni ®urs, beaucoup d’aptitude au plaisir, et une indifférence religieuse complète,,r ' stes cadeaux dont la moralité du pays ne tarde pas à se ressentir.

, Le retour de l’émigration soumet à de continuelles et profondes modifications

* 'dionie patois de la haute Auvergne , en l’obligeant il s’assimiler tous les emprunts'lue le paysan a pu faire aux dialectes étrangers qu’il a parlés. Aussi y reconnaît-on

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multitude de racines et même de mots entiers appartenant au français , à l’i-en et h l’espagnol , en un mol, à toutes les langues des pays où il a séjourné.

Patois diffère tellement de celui de la basse Auvergne , que les paysans des

| ®ux pays no se comprennent même pas. Le concours de tant d’éléments héléro-’’ e Hes à la formation do l’idiome haut auvergnat ne l’empêche pas d’être une langue'| , 'anto par excellence, et d’une intarissable fécondité. Comme sa voisine du Puy-[.®'^°me, elle a donné le jour à toute une littérature dont les produits, en poésiesSdives seulement, formeraient déjà une fort imposante collection. L’amour,l|)a ' s un amour ardent, impatient, tout méridional, est la muse habituelle de cespoésies, qui ont d’ailleurs plus de variété dans le rhythme, plus de mouvement etchaleur, quelque chose de plus avancé dans les formes littéraires, que les chan-° lls ( le la basse Auvergne .

costume, qui va se dénationalisant tous les jours, est tel que tu peux l’oh-l ( . e, ‘ fians les rues de Paris : la veste et le pantalon de velours bleu ou gris enVer > de coutil bleu en été, et notre petit chapeau rond. Quelques villages onts ervé le chapeau aux larges rebords, et portent en hiver le couherlie, manteau• IIVer 'l par devant, froncé sur les épaules, où il s’attache par une agrafe. Le gon-long couteau à gaine, complète l’habillement. Naturellement doux et paci-( l Ue , le montagnard haut auvergnat se porte cependant aux plus graves excès,

I a,, fi sa passion la plus habituelle et la plus dangereuse, la jalousie, l’agite vio-Soient. H médite alors froidement ses vengeances, et choisit ordinairement unI r de fête pour les accomplir. Le soir, en effet, il se mêle aux danses où figure■/•val qu’il veut frapper, se glisse jusqu’à lui, et se place sans affectation à sestes > pour être plus sûr de la portée de ses coups. Il est toujours suivi, dansCe Ue circonstance, par un certain nombre d’amis qui ont épousé sa querelle et lui" ,n fait l’offre d’un coup de main. A un signal convenu, les lampes s'éloignent, et° rs commence, dans la plus profonde obscurité, une lutte terrible entre les deuxl' Va Ux et les partis qui les soutiennent. Quand les champions sont las de frapper, les^Pes sont rallumées, les blessés évacuent la salle, les femmes reviennent, et lesan ses continuent. 11 est rare, comme dans tout le reste de l’Auvergne , que la

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lnie porte une plainte judiciaire ; seulement elle avise aux moyens d’avoir sou

ai \ et l’occasion ne lui manque jamais de prendre une éclatante revanche; enfin" la »ul, après un certain nombre de rencontres, il s’est fait une sorte d’égalité dans

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