65
Voici la proclamation que ce maréchal a adressée auxtroupes de la 14e division militaire:
“ Soldats,
“ Vous l’avez entendu.
“ l.e cri de vos frères d’armes a retenti jusqu'à nous ; il afait tressaillir nos creurs.
“ L’empereur est dans sa capitale.
“ Ce nom, si loug-tems le gage de la victoire, a suffi pourdissiper devant lui tous ses ennemis. Un moment la for-tune lui fut iutidelle; séduit par la plus noble illusion (le bon-heur de la patrie) il crutdevoir faire à la France le sacrifice desa gloire et de sa couronne.
“ Egarés nous-mêmes par tant de magnanimité, nous fîmesalors serment de défendre d’autres droits que les siens.
“ Ses droits sont imprescriptibles ; i! les réclame aujour-d'hui, jamais ils ne furent plus sacrés pour nous.
“ Soldats, dans son absence vos regards cherchaient en vainsur vos drapeaux blancs quelques souvenirs honorables, jetezles yeux sur l’empereur: à ses côtes brillent d’un nouvel éclatses aigles immortelles.
“ Kallions-nous sous leurs ailes.
“ Oui, elles seules conduisent à l’honneur et à la victoire.
“ Arborons donc les couleurs de la nation.”
l.e maréchal de l'empire,
28 Mars, 1815.
Dépêche télégraphique du maréchal duc d’Albufera.
Toutes les troupes, les gardes nationales et tous les habîtansde l’Alsace ont arboré la cocarde nationale avec enthousiasme,et le drapeau tricolore (lotte sur tous les clochers et sur tous lesforts.
29 Mars, 1815.
PROCÈS-VERBAL.
L’an mil huit cent quinze, le vingt-huit Mars , à une heurede relevée, nous, ministres des finances et du trésor impérial,soussignés, nous nous sommes, en vertu des ordres de l’empe-reur, transportés à la trésorerie de la couronne, pour constaterce qui s’est passé à cette trésorerie, relativetpent à l’enlève-ment des diamans qui y étaient déposés.
V