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[6] (1816) Supplément au recueil des décrets, manifestes, discours, etc. de Napoléon Bonaparte et des membres de son gouvernement : contenant tout ce qui s'est passé en France pendant sa dernière usurpation en 1815 / Napoléon Bonaparte ; extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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M. le maréchal Pérignon m’a dit qu’il allait se retirer à sacampagne.

Je dois vous faire le rapport que le général Chartran a failliêtre arrêté par les agens du baron de Vitrolles ; je ptnse cepen-dant qu’il aura réussi dans son projet de ramener sur Toulouse deux régiruens qui étaient partis de l’armée aux ordres du ducd’Angoulême .

Le général Cassagne, le général Cassan m’ont parfaitementsecondé dans l’opération qui vient d’avoir lieu ; j’ai cru néces-saire pour le service de l’empereur, de donner provisoirementle commandement supérieur de la place de Toulouse au gé-néral Cassan. La population est nombreuse, et ce généralparaît avoir la tête bien organisée.

C’est l’adjudant-général Noël Girard, chef de l'état-majorde ma division, que j’ai chargé d’arrêter le baron de Vitrolles .

J’ai l'honneur d’être avec respect,

Monseigneur,

N otre très-humble et très-obéissant serviteur,

Le lieutenant-général comte de Laborde.

P. S. Ci-inclus les exemplaires de nos proclamations auxToulousains . Je prie V. Exc. de me faire connaître, le pluspromptement possible, quelle est la décision de l’empereur àl’égard du baron de Vitrolles .

Proclamation de M. le général commandant la 10e division

militaire.

Habitans de Toulouse ,

Dans les circonstances où vous étiez placés, je crus que monpremier devoir était de veiller sur vous, d’assurer votre tran-quillité, de préserver votre ville de ces agitations trop souventinséparables des plus heureuses révolutions.

Je comprimai le généreux élan de mes braves soldats.

Je sentis qu’il convenait de ne rien précipiter.

Les plus sages mesures furent prises.

Secondé puissamment par les autorités civiles, par cettegarde nationale dont la conduite-est au-dessus de tous leseloges, je voyais arriver avec sécurité l’heureux instant où vouspouviez n’écouter que votre amour pour cette liberté qui est lepremier bieu des peuples, pour cet empereur, qui est plus quejamais l’orgueil et l’espérance de la nation.

Tout-à coup les agens d’un pouvoir illégitime, d’un pouvoirqui n’était déjà plus, vinrent secouer parmi nous les torches de1a guerre civile : commissions militaires, formées a mon insu,réquisitions d’hommes et d’argent, mesures rigoureuses; toutsembla menacer vos libertés et vos fortunes.