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repoussée par l’opinion publique. Ce ne serait point spéciale*ment les Bourbons qu’on voudrait protéger: dé? long-temsleur cause, abandonnée par eux-mêmes, l’a été par l’Europe entière; et cette famille infortunée n’a subi partout que detrop cruels dédains, l’eu importeiait aux alliés le choix dumonarque qu’ils placeraient sur le trône de franco, pourvuqu’ils y vissent siéger avec lui la faiblesse et la pussillanimité:cet outrage serait le plus sensible qui pût être lait à l'houueurd’une nation magnanime et généreuse. C’est celui qui a déjàblessé le glus profondément les cœurs français , celui dont lerenouvellement serait le plus insupportable.
Lorsque dans les derniers moi.? de 1813, on publiait à Franc-fort cette déclaration fameuse, pai laquelle on annonçait so-lennellement que l’on voulait la ( rance grande , heuteuse etlibre, quel fut le résultat de ces pompeuses assurances ? Dansle même moment on violait la neutralité helvétique. I ors-qu’ensuite sur le sol français , afin de refroidir le patriotisme etde désorganiser l’intérieur, on continuait à promettre à laFrance une existence et des lois libérales, les effets ne tar-dèrent pas à montrer quelle confiante ou devait à de pareilsengagemens. Eclairée par l’expérience, la France a les yeuxouverts : il n’est pas un de ses citoyens qui n’observe et nejuge ce qui se passe autour d’elle; renfermée dans son an-cienne frontière, lorsqu’elle ne peut donner d’ombrage auxautres gouvernemens, toute attaque contre son souverain estune tendance à intervenir dans ses affaires intérieures, et nepourra lui paraître qu’une tentative pour diviser ses forces parla guerre civile et pour consommer sa ruine et son démembre-ment.
Cependant, Sire, jusqu’à ce jour, tout est menace et rienn’est encore hostilité. Votre Majesté ne voudia pas que deBincideus qui peuvent tenir aux volontés individuelles de com-mandaus particuliers, ou peu scrupuleux observateurs desordres de leur cour, ou trop prompts à devancer les intentionsqu’ils lui supposent, soient considérés comme des actes pro-cédons de la volonté des puissances, et comme ayant rompul'état de paix. Aucun acte officiel n’a constaté la détermina-tion d’une rupture. Nous sommes réduits à des conjecturesvagues, à des bruits peut-être mensongers. Il paraît certaiuqu’il aurait été signé le Ü5 Mars un nouvel accord, dans lequelles puissances auraient consacré l’ancienne alliance de Chau-mont . Si le but en est défensif, il rentre dans les vues deVotre Majesté eile-même, et la France n’a point à se plaindre:s’il en était autrement, c’est l’indépendance de la nation fran-çaise qui serait attaquée, et la Fran.ce saurait repousser une siodieuse aggression.
Le prince régent d’Angleterre déclare qu’il veut, avantd’agir, s’entendre avec les autres puissances. Toutes ces puis-sances sont.armées, et elles délibèrent. La Fiance exclue de