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[6] (1816) Supplément au recueil des décrets, manifestes, discours, etc. de Napoléon Bonaparte et des membres de son gouvernement : contenant tout ce qui s'est passé en France pendant sa dernière usurpation en 1815 / Napoléon Bonaparte ; extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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empêchez peut-être des négociations du plus grand intérêtpour tous les gouvernemens.

Recevez, etc.

Le lieutenant-général, commandant la cinquième divisionmilitaire,

(Signé) Desbureaux.

No. 5.—C.

Traduction d’une lettre de M. le général autrichien Wolkmannà M. le lieutenant-général Desbureaux.

Monsieur le général,

Je me charge avec plaisir des deux lettres que vous m’avezenvoyées et serai toujours disposé à vous servir dans toutes lesoccasions: pour ce qui concerne le passage du nouveau cour-rier arrivé, il n’est pas eu mon pouvoir de décider quelquechose; car mes ordres portent : jusqu’à contre-ordre, vous nepourrez vous charger que de dépêches.

Peut-être pourrai-je avoir demain l’honneur de vous donnerconnaissance de nouveaux ordres.

En attendant, recevez, etc.

Kehl , 8 Avril, 1815.

No. 6.—A.

Rapport du courrier Vanier.

Le courrier Vanier, expédié de Paris pour Rome le 30 Mars,est arrivé le 3 Avril à midi à Suint-Jean-de-Maurienne, où il atrouvé un poste de carabinievs royaux sardes. L’officier vou-lait le renvoyer, mais il consentit à le laisser passer avec deuxhommes d’escorte.

Il est arrivé le 4 au matin à Turin : on l’a conduit chez lecomte de Lody. 11 ne lui a pas été permis de laisser les dé-pêches qu’il avait pour Turin : il a été conduit à l’auberge, oùles deux gendarmes ne l’ont pas quitté. On lui a fait ôter lucocarde tricolore.

Vanier est reparti le 6, à 2 heures du matin, de Turin , es-corté par un officier de carabiniers jusqu’à Suze ; de là, il aété de station en station avec un gendarme jusqu’au premierposte français , entre Montmeillan etChambéry. L’officier quicommandait à Montmeillan lui adit que s’il n’avait pas passé lanuit, il l’aurait arrêté, d’après les ordres de son gouvernement.

L’ambassadeur de France n’était pas à Turin quoique le roiy fût; il était resté à Gênes .

No. 6.—B.

Rapport du courrier Camberleng.

Le courrier Camberleng, parti de Paris le 31 Mars à deuxheures du matin, avec des dépêches pour Berlin et le Nord, est

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