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[6] (1816) Supplément au recueil des décrets, manifestes, discours, etc. de Napoléon Bonaparte et des membres de son gouvernement : contenant tout ce qui s'est passé en France pendant sa dernière usurpation en 1815 / Napoléon Bonaparte ; extraits du Moniteur, par Lewis Goldsmith
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chie est nécessaire en France pour garantir la liberté, l'indépen-dance et les droits du peuple.

“ Nos constitutions sont éparses: une de nos plus im]M>r-tantes occupations sera de les réunir dans un seul cadre, et deles coordonner dans une seule pensée. Ce travail recommanderal’époque actuelle aux générations futures.

J’ambitionne de voir la France jouir de toute la liberté pos-sible ; je dis possible, parce que l’anarchie ramène toujours augouvernement absolu.

“ Une coalition formidable de rois en veut à notre indépen-dance ; ses armées arrivent sur nos frontières.

“ La frégate la Melpomène a été attaquée et prise dans laMéditerranée après un combat sanglant, contre un vaisseau an-glais de 74. Le sang a coulé pendant la paix !

“ Nos ennemis comptent sur nos divisions intestines. Ils ex-citent et fomentent la guerre civile. Des rassemblemens ontHeu; on communique avec Garni, comme eu 1702 avec Co-blentz. Des mesures législatives sont indispensables : c’est àVotre patriotisme, à vos lumières et à votre attachement à ruapersonne, que je me coulie sans réserve.

“ La liberté de la presse est inhérente à la constitution ac-tuelle ; on n’y peut rien changer sans altérer tout notre systèmepolitique; mais il faut des lois répressives, surtout dans l’état ac-tuelle de la nation. Je recommande à vos méditations cet objetimportant.

“ Mes ministres vous feront connaître la situation de nos af-faires.

“ Les finances seraient dans un état satisfaisant sans le sur-croît de dépenses que les circonstances actuelles ont exigé.

“ Cependant, on pourrait faire face à tout si les récettes com-prises dans le budget étaient toutes réalisables dans l’année, etc’est sur les moyens d'arriver à ce résultat que mon ministre desfinances fixera votre attention.

“ Il est possible que le premier devoir du prince m’appellebientôt à la tète des enfans de la nation pour combattre pour lapatrie. L’armée et moi nous ferons notre devoir.

“ Vous, pairs et représentais, donnez à la nation l’exemple dela confiance, de l’énergie et du patriotisme ; et, comme le sénatdu grand peuple de l’antiquité, soyez décidés à mourrir plutôtque de survivre au déshonneur et à la dégradation de la France .La cause sainte de la patrie triomphera ! !”

Après ce discours, qui parlait à tous les intérêts et répondait àtous les seutimeus, des cris prolongés de vive l'empereur ! se sontfait entendre de toutes les parties de la salle, et y retentissaientencore après le départ de S. M. qui a été reconduite par la dé-putation de vingt-cinq représentais, dont elle avait été précédéeà son arrivée.